Le vouvoiement en famille

Que pensez-vous du vouvoiement employé au sein d’une famille? Est-ce ridicule et arriéré ou au contraire porteur de beaucoup de respect ?

Même si aujourd’hui, c’est quelque chose qui se fait de plus en plus rare dans les familles, le fait est que jusqu’à la fin du 18ème siècle, il était d’usage que les enfants vouvoient leurs parents. Et ce serait Jean-Jacques Rousseau, grand philosophe du siècle des Lumières, qui serait l’instigateur du tutoiement au sein de la famille.

Les 20 000 familles qui perpétuent cette tradition encore aujourd’hui sont essentiellement de grandes familles bourgeoises, aristocratiques ou catholiques.

Vouvoyer ses parents, qu’est-ce que ça change ? A quoi ça sert ?

Si par nature, le fait de dire « vous » met automatiquement une barrière, une distance entre deux personnes (genre « on n’a pas élevé les cochons ensemble »), il faut le voir là uniquement comme une marque de respect et de bonnes manières. C’est un principe d’éducation, une tradition familiale que l’on souhaite transmettre de génération en génération.

Cet article paru dans « Le Figaro » le 14/10/2007, écrit par Angélique Négroni, intitulé : « Le vouvoiement, un usage menacé d’extinction » :

ILS le disent tous : vouvoyer sa mère, son père, sa femme ou son mari n’altère en rien les rapports affectifs mais traduit une marque de respect. Combien sont-ils à glisser ce signe de déférence dans leurs échanges ? Le chiffre est difficile à appréhender mais de l’avis des spécialistes, le vouvoiement ou le voussoiement, encore bien ancré il y a quelques années dans certaines familles, est en perte de vitesse. Terrassé par un tutoiement galopant qui s’est répandu dans le monde des entreprises par imitation du modèle anglo-saxon et qui envahit aujourd’hui la sphère privée.
On serait même arrivé aujourd’hui à une étape clé où les nouvelles générations renoncent à transmettre cet héritage. Le plus souvent issus d’un milieu aristocratique, traditionnel et catholique, les nouveaux ou futurs parents qui vouvoient père et mère veulent se faire tutoyer par leurs enfants. C’est le cas d’Armelle, 32 ans. « Ma famille étant très ouverte, on a fréquenté des gens différents où le tutoiement dominait. Je ne me vois pas recourir au vouvoiement avec mes enfants. Ma mère a pu reproduire le schéma classique – je la vouvoie et elle me tutoie – car elle était cantonnée dans son milieu aristocratique de province. » Le brassage social aurait donc raison du vouvoiement. Mais pas seulement.
 Pour le linguiste Jacques Durand, la société tend aujourd’hui à se donner une vision d’égalité. « Pour gommer les différences, on renonce au vouvoiement, signe d’appartenance à un milieu, et on s’appelle par nos prénoms », dit-il.
« Le règne de la famille sentimentale »
 Jean-Pierre Le Goff, sociologue au CNRS, y voit, lui, le signe que les liens unissant les membres d’une famille ont changé. « Le vouvoiement marquait l’appartenance à une lignée. D’autres priorités guident aujourd’hui les gens. C’est l’affectif, ce besoin de fusionner dans un magma d’amour où le vous n’a plus sa place. C’est le règne de la famille sentimentale », dit-il.
 Bien qu’en perte de vitesse, le vouvoiement est indétrônable dans les familles issues de la haute noblesse et de la bourgeoisie fortunée. C’est-à-dire environ 20 000 familles, estime la sociologue Monique Pinçon-Charlot. Ce noyau dur vouvoie comme il respire, tout naturellement et sans concession. Les enfants vouvoient leurs parents qui font de même avec leurs enfants. Entre époux, le tutoiement a rarement droit à la parole. « On est dans un monde où les fortunes sont importantes. Tout le groupe est mobilisé par la transmission de l’héritage qui doit rester dans la même classe », explique Mme Pinçon-Charlot, auteur d’un ouvrage sur la sociologie de la bourgeoisie. Elle poursuit : « Pour atteindre ce but, chacun a sa place et les hiérarchies sont fortes. Le vouvoiement marque ces rapports sociaux. Ces familles vivent dans un rapport de distance mais aussi de proximité car, comme elles ont de grandes maisons, les rassem­blements des générations sont ­fréquents. »
 Ailleurs dans la société, lorsque le vouvoiement résiste à la contagion du tutoiement, il est bien difficile d’en définir les raisons. Car si certaines familles respectent en­core les figures imposées du vouvoiement, d’autres l’utilisent comme bon leur chantent. Quitte à créer parfois des situations un peu compliquées…
« L’enrichissement de la langue»
C’est le cas chez Caroline de La Soudière et Jean-Pierre Niaut, installés près de Chantilly (Oise). « Pour leur apprendre à être responsables », monsieur vouvoie les enfants. Madame les tutoie après les avoir vouvoyés : « Quand ils sont nés, leur apparition était presque divine, alors je les ai vouvoyés. Puis je les ai tutoyés pour leur faire plaisir quand ils ont eu le bac ! » La progéniture, quant à elle, tutoie les parents !
 Rares sont les jeunes couples qui, comme Amélie et Éric de Beaumont, la trentaine, ont instauré entre eux le vouvoiement. « On se connaissait depuis l’âge de 13 ans et on se tutoyait. On s’est vouvoyé lors des fiançailles pour singulariser notre relation. On utilise le tutoiement avec nos quatre enfants », explique la jeune femme. « Le vouvoiement est un enrichissement de la langue », plaide Sophie Lefort, catholique pratiquante, vouvoyée par ses cinq enfants. « Pour leur apprendre la règle, j’ai donné l’exemple en vouvoyant mes aînés », dit -elle.
Enfin, il existe cet autre vouvoiement souvent éphémère et qui caractérise les familles recomposées. Il est réservé au beau-père ou à la belle-mère, ces nouveaux venus que l’enfant met un point d’honneur à vouvoyer. « Il marque ainsi ses repères », indique Jean-Pierre Le Goff, en estimant cette attitude salutaire. C’est aussi l’une des rares fois, où l’enfant, dans la sphère familiale, pourra imposer son choix du tu ou du vous.

  • Dans le couple:  « Le vouvoiement permet le maintien d’une distance, qui est, je pense, beaucoup plus séduisante que la proximité immédiate, tandis que le tutoiement induit une intimité parfois factice et une forme de « copinage » », nous explique Natacha Polony. Le « vous » fait durer le moment magique de la conquête et limite la trivialité du quotidien », poursuit-elle, ajoutant que « dans le vouvoiement, il y a une forme de loyauté et de liberté ». En effet, ce langage apaise les passions, limite le risque de sombrer dans une relation fusionnelle, responsabilise, met une juste distance entre les conjoints, instaure une estime mutuelle, une noblesse des sentiments, une gravité à la relation. Il s’agirait également de montrer que l’on « adhère à un certain nombre de valeurs et à une certaine idée du couple, dans laquelle on ne se relâche pas ». Il est en effet plus compliqué d’être familier en se vouvoyant. Le vouvoiement revendique une marque d’affection, de considération et d’estime. Cela permet de trouver un équilibre entre la tendresse, la spontanéité, la détente, la complicité et le respect grave que l’on doit à un homme qui est notre mari pour l’éternité. Le vouvoiement nous protège du leurre du sentimentalisme et réajuste notre posture d’époux devant Dieu. Je préconise au moins le vouvoiement pendant les fiançailles, pour aider au discernement ainsi qu’au maintient de la chasteté.
  • Avec les enfants: Le vouvoiement peut aider les enfants à se responsabiliser, à appréhender la vie adulte avec plus de maturité, à ne pas copiner avec ses parents mais à les respecter. Cela n’empêche non seulement pas la tendresse, mais vient nourrir l’estime mutuelle. A creuser…

Petites astuces pour rester en pleine santé

Voici des gestes simples à répéter chaque jour pour garder vitalité, énergie, santé et beauté sur le long terme:

  • Curcuma: à saupoudrer partout (dans un smoothie, un porridge, un plat chaud, une soupe…). Ou à passer à l’extracteur si vous le trouvez en racine.
  • Gingembre: à râper ou à passer à l’extracteur dans vos jus de légumes.
  • Citron: à presser dans un grand verre d’eau, le matin à jeun ou au cours de la journée.
  • Spiruline: je la prends en comprimés car le gout me dérange.
  • Vitamine C: la meilleure à mes yeux à commander ici.
  • Magnésium: préférer la forme Bisglycinate qui est la mieux assimilée.
  • Zinc: idem, j’en prends via le complément Essentiel Peau de Combeau.
  • Extrait de pépins de pamplemousse: à acheter en pharmacie, quelques gouttes dès qu’un rhume pointe son nez.
  • Ail: le plus puissant anti-cancer.
  • Levure maltée / diététique
  • Probiotiques: préférer les formes à mettre au frigo car les souches sont vivantes.
  • Boire de l’eau toutes les 30 minutes
  • Smoothies: pour les vitamines, les fibres.
  • Jus de légumes à l’extracteur: pour les minéraux et vitamines.
  • Passer du temps en plein air et pleine nature, être en mouvement.

L’attitude ultime pour être heureuse

Dernièrement, j’ai regardé une vidéo très intéressante d’un homme qui expliquait quelle attitude adopter pour être heureuse en couple, attirer un homme si vous êtes célibataire, ou faire revenir son ancien copain. J’ai trouvé son tableau tellement pertinent que je vous le reproduis ci-dessous. Je pense que cette attitude est à travailler chaque jour, quelle que soit votre situation et votre âge, et qu’elle sera bénéfique pour tout le monde. Elle parait basique mais parfois nous avons tendance à oublier l’essentiel, et à nous oublier nous-même.

AVANT APRES

Seule —> Entourée

En demande —> Indifférente, donne sans demander en retour

Déprimée —> Epanouie

Inactive —> Active

Laisser-aller —> Prends soin d’elle, apprêtée

Disponible —> Indisponible

Qu’en pensez vous?

Le rôle décisif du père dans l’éducation des enfants

Un texte de Jean-Baptiste Noé, qui résume un livre très intéressant sur le rôle décisif du papa:

Que voulons-nous pour nos enfants ? Qu’ils réussissent leur vie, c’est-à-dire qu’ils soient heureux. L’œuvre éducative se mesure à cette aune : avons-nous été capables de fournir à nos enfants des concepts spirituels et des modèles de vie leur ayant permis, s’ils les ont suivis avec la liberté inhérente à chaque personne humaine, d’être des adultes heureux? On pourra bien sûr disserter longuement sur la notion du bonheur. Le bonheur peut se conceptualiser, il peut se penser, mais il se vit surtout. Un homme sait s’il est heureux ou s’il est malheureux, sans qu’il ait besoin de théoriser sur ce qu’est le bonheur.

Les éditions du Laurier viennent de republier un livret de James Stenson, professeur d’Histoire et de Littérature aux États-Unis, sur le rôle décisif du père dans l’éducation des enfants. Notre société étant de plus en plus féminisée, avec notamment une féminisation croissante du corps professoral, le rôle du père semble obscurci et négligé, alors même que son action est fondamentale pour une saine éducation des enfants. Son rôle est différent de celui de la mère ; différent et complémentaire. Il est vrai que les divorces nombreux contribuent aussi à réduire et à affaiblir le rôle du père. Beaucoup d’enfants ne voient plus leur père, ou ne le voit qu’à temps partiel, lors des week-ends ou des vacances. Cela est très préjudiciable car alors le père ne cherche pas à éduquer ses enfants, mais à profiter du peu de temps passé avec eux pour jouer ou pour leur faire passer un bon moment. Si cette attitude est compréhensible elle est en revanche préjudiciable à une saine éducation, notamment pour les garçons, qui ont besoin de modèle masculin, et qui n’en trouvent pas chez leur père. Beaucoup de troubles des garçons ont pour cause première l’absence du père, ou la mauvaise présence, celle d’un père joueur et amuseur et non pas viril et gardien de la masculinité.

Ce livret a l’avantage d’être bref. En quelques pages tout est dit, nul besoin de long traité d’éducation. Je vais ici présenter quelques points importants avancés par l’auteur, grand connaisseur des enfants et du rôle des parents.

1/ Le rôle des parents en général, et du père en particulier, est de faire des adultes. L’adolescence n’existe pas, c’est une invention du marketing psychologique et commercial. On est enfant, puis on est jeune adulte, avant de devenir un adulte mûr. Beaucoup d’enfants restent enfants, c’est-à-dire sont adolescents, ce qui correspond à des adultes immatures, à des enfants qui refusent de grandir.
L’enfant doit avoir des modèles d’adultes pour désirer le devenir. Le père est le premier modèle. Il peut aussi y avoir des oncles, des amis de la famille, des cousins. Mais fondamentalement, le père doit être un modèle, aussi bien pour les garçons que pour les filles, c’est-à-dire quelqu’un que l’on veut imiter, et en même temps que l’on sent confusément inatteignable. Il doit y avoir une part de mystère dans le père, que ce dernier ne doit pas chercher à dissiper. On aime bien que ce que l’on sent confusément inaccessible.

2/ Le père doit être préoccupé par la volonté de former le caractère de ses enfants. L’éducation n’est pas là pour former à un métier ou à une carrière. Les parents préoccupés par la carrière de leur enfant sont peut être pleins de bonnes intentions mais ils se trompent lourdement. D’abord parce que celle-ci est impossible à prévoir, comment connaître les évolutions économiques sur 50 ans ?, mais aussi parce que c’est la formation du caractère qui prime sur tout le reste. Si l’enfant a un bon caractère, il aura une bonne carrière, et il sera heureux, dans sa vie professionnelle et dans sa vie familiale. L’inverse n’est pas forcément vrai.

3/ Le père est le modèle des vertus morales et sociales. Il est le lien avec l’extérieur. La mère, quant à elle, est là pour apprendre à gérer un foyer. La mère a porté son enfant pendant les neuf mois de sa conception, elle a donc un rapport intime et intérieur avec celui-ci. Le père est extérieur, c’est pourquoi sa fonction est de lui apprendre à affronter le monde extérieur.

4/ Pour l’enfant, et pour le jeune adulte, il est crucial d’avoir d’autres modèles d’adultes: oncles, cousins, amis parentaux. Les enfants, surtout les garçons, cherchent des hommes au caractère fort, des hommes sur qui ils peuvent compter et s’appuyer.
Les enfants font beaucoup de tests pour voir jusqu’où ils peuvent aller, c’est un moyen pour eux de se former. Les enfants testent les adultes. Les adultes doivent le savoir, ils doivent voir quand un enfant le test, pour lui répondre par un caractère viril (et non pas brutal).

5/ Le père doit lire avec ses enfants. Il doit discuter avec eux, de façon individuelle. Beaucoup d’enfants ne parlent presque pas avec leurs parents. Un peu avec leur mère, surtout si celle-ci se consacre à son foyer, mais presque pas avec son père. Il est fondamental d’échanger avec eux, de consacrer quelques minutes par semaine à l’échange d’idées, à la discussion, à la confrontation des idées aussi. Voilà un domaine où les enfants testent les adultes.

6/ Le père doit prendre au sérieux ses enfants. Pour cela, il ne doit pas hésiter à leur demander leur avis, à leur confier des responsabilités, surtout aux garçons. Avoir confiance dans ses enfants, c’est accepter qu’ils se trompent, qu’ils nous mentent. Les parents savent quand les enfants mentent, mais il faut prendre le risque de la liberté ; cela en vaut la peine.

7/ Les parents doivent être forts. Il faut éduquer les enfants à la force, qui est une des principales vertus. La force de caractère est la meilleure chose que l’on puisse apprendre à un enfant. Notre société contemporaine cultive le vice de la mollesse. L’école n’incite plus au travail, au dépassement de soi, à l’effort. Le foyer est confortable, il y a le chauffage, la climatisation, c’est un nid douillet très utile pour se reposer. Seul le sport reste comme refuge de la formation du caractère. On accepte dans le sport des vertus que l’on refuse à l’école, comme l’élitisme, la sélection, le championnat, le travail et l’abnégation. C’est bien que cela reste dans le sport, mais c’est dommageable que cela ait quitté l’école.

8/ Il faut développer, chez les enfants, le goût de l’indépendance. Il faut donner aux enfants l’envie de devenir adulte, bannir le terme adolescent de notre vocabulaire, les encourager à quitter le monde de l’enfance pour entrer dans le monde des adultes. Pour cela, ce monde doit apparaître comme étant désirable.

9/ Les pères doivent penser à l’image qu’ils donnent à leurs enfants. Comment les enfants les voient-ils ? Ils ne les voient pas au travail, mais à la maison, ou en loisir. L’enfant voit son père quand il ne travaille pas, alors que le travaille est son activité normale.
L’enfant doit voir son père travailler. Pour cela on peut lui faire visiter son bureau, qu’il sache où il se rend tous les jours. L’enfant doit voir son père en tenue de travail, et non pas tout le temps en tenue de détente. Beaucoup d’enfants ne voient leur père que devant la télé, en habit de sport, ou en tenue décontractée. C’est extrêmement dommageable pour l’autorité du père, et pour son rôle de modèle. Les seuls adultes que l’enfant voit travailler sont ceux qui passent dans les émissions de télévision. Or ce sont pour lui des héros, et son père ne rentrent pas alors dans la catégorie des héros.

10/ Autrefois, les enfants partageaient les activités des adultes. Ils allaient à l’atelier, au champ, à l’usine avec eux, ils travaillaient avec eux. Aujourd’hui, ce sont les adultes qui partagent les activités des enfants. Les pères jouent avec leurs enfants, ils font du ballon, du vélo. Cela peut avoir du bon, mais il n’en faut pas trop. Alors qu’avant les enfants étaient amenés à se hisser au niveau des adultes, désormais ce sont les adultes qui se mettent à la portée des enfants. Ce n’est pas une bonne chose ; cela contribue à maintenir les enfants dans l’âge de l’enfance. Le monde de l’enfance doit leur apparaitre répulsif, pour qu’ils puissent entrer avec force volonté dans le monde des adultes.

11/ Les parents n’ont presque pas de conversations avec leurs enfants. Les conversations sérieuses sont bannies de la maison. Alors comment les enfants peuvent-ils se former ? Comment peuvent-ils se forger une opinion ? Les pères doivent prendre le temps de discuter avec leurs enfants, même si cela coûte.

12/ Les enfants consomment et ne produisent pas. À quoi servent les jeunes si ce n’est à consommer et à dépenser ? Ce sont les parents qui produisent, qui gagnent de l’argent et qui le donnent à leurs enfants pour qu’ils consomment. Un être qui ne produit pas est un être malheureux. L’homme n’est pas fait pour consommer mais pour produire, pour créer. Sinon, quelle est son utilité ? Quelle confiance porte- t-on à cette jeunesse ? Elle ressent le vide de son existence. Elle comprend qu’elle ne sert à rien, que la vie est absurde, d’où leur volonté de mort, à travers les suicides ou à travers l’usage des drogues.
C’est aux adultes à faire comprendre aux enfants qu’ils ont une utilité, pour eux- mêmes et pour la société. Qu’ils sont nés pour la grandeur et pour créer. Que leur vie a un sens, qu’ils doivent le trouver, et s’y conformer.

13/ L’école d’aujourd’hui maintient dans un état infantile, elle n’apprend plus à devenir adulte. Beaucoup d’instituteurs ou d’enseignants considèrent leurs élèves comme des enfants.
Les parents doivent donc être très attentifs à confier leurs enfants à une école, un collège ou un lycée qui prennent leurs enfants au sérieux, qui veulent en faire des adultes.

14/ Le père n’est pas là pour diriger mais pour guider les âmes. Le père ne doit pas être autoritaire, mais agir avec autorité. Un père autoritaire infantilise ses enfants, il les prive de liberté, il les empêche de grandir. Un père qui agit avec autorité permet à ses enfants de devenir des adultes.
La différence entre autorité et autoritarisme est énorme, c’est celle qu’il y a entre éducation et dressage.

15/ Que voulons-nous pour nos enfants? Que rêvons-nous pour eux? Pourquoi a-t-on des enfants ?
Chaque père devrait se poser régulièrement ses questions, elles orientent toute son éducation et tous ses rapports avec ses enfants. Voulons-nous qu’ils soient des hommes ou des enfants perpétuels ?

16/ Question du sens moral. La morale et les vertus sont elles encore présentes dans l’éducation d’aujourd’hui ? Quelles valeurs voulons-nous transmettre à nos enfants ?

17/ Il faut se préoccuper des qualités intérieures d’un enfant, non du choix d’une carrière. Sans qualité, il n’y a pas de carrière possible. Les parents qui pensent d’abord aux études de leur enfant, à ses écoles, et pas à son caractère, sont des parents qui se fourvoient.

18/ Le non est un mot d’amour. Dire non à un enfant est une preuve d’amour. Dire non est le plus grand cadeau que l’on puisse faire à un enfant. Avec ce non, on lui fixe des bornes, des limites. Cela permet de forger son caractère. Il faut savoir punir, savoir sanctionner. C’est douloureux pour un père, c’est une mortification intense, mais c’est absolument nécessaire. Des pères qui disent toujours oui sont des mauvais pères.

19/ La fonction paternelle n’est pas élective. Les enfants ne choisissent pas leurs parents. On est père par un acte créateur, par génération. Donc notre autorité ne découle pas d’une élection mais d’une responsabilité accordée par la pratique.

20/ Il faut vivre la pauvreté pour ne pas être esclave de nos richesses. Être pauvre ne veut pas dire être clochard. La pauvreté est une belle vertu. C’est vivre le détachement des richesses, c’est ne pas être réduit à l’état de consommateur, c’est savoir gérer ses biens en père de famille, pour les faire durer. C’est transmettre un patrimoine : des meubles, une maison, un domaine, qui ne nous appartient pas en propre mais qui appartient à la famille.

21/ Il faut montrer aux enfants qu’on les aime, que l’on remarque leurs progrès, leurs luttes, leurs difficultés et leurs efforts. Il faut le leur dire. Il faut s’intéresser à leurs loisirs, à leurs centres d’intérêt, à ce qui les fait rêver.

22/ Il faut savoir dresser des frontières et des limites entre les mondes (de l’enfance et de l’âge adulte), pour donner de la valeur au passage, au mûrissement. Aider les enfants dans leur évolution et être auprès d’eux (de 0 à 25 ans, car même après 18 ans, ils ont besoin d’être guidés de près).

Réflexions sur ce qu’est un « homme bien »

  • Lorsqu’on pense à un homme bien, un homme de Bien, voici les termes et adjectifs qui me viennent spontanément à l’esprit: honneur, respect, fiable, équilibré, responsable, gentleman, protecteur, garant, loyal, droit, juste, viril, vie morale, catholique, valeurs, sens du service, courageux, vertueux, fidèle, poli, discipliné, agit librement et délibérément pour faire le bien, exemple et guide pour ses enfants, à la fois ferme et bienveillant… Il faudrait définir chaque termes mais l’article serait bien trop long.
  • Dans tous les cas, pour devenir un homme bien, cela passe par l’exemple reçu durant l’enfance et l’auto-éducation durant la vie adulte. Comme l’exemple est un moyen magique pour influencer les autres, la vie exemplaire du père sera déjà une bonne éducation donnée aux fils. Car incarner ses valeurs est le meilleur moyen de les transmettre. Si le père ne joue pas son rôle, tout va se déliter, quoi que fasse la mère. Ce que le père incarne comme valeurs auprès de ses enfants sera reçu et intégré à 80%. La mère éduque le coeur et les vertus du coeur, certes, mais le père est la figure à la fois du roi, du prêtre et de l’ordre établi par Dieu. Sa manière de se comporter, et de conduire les choses va avoir un impact bien au-delà de ce qu’il imagine. Cela va structurer toute la vie morale, spirituelle, intellectuelle, relationnelle, politique, professionnelle de l’enfant puis de l’adulte. Je le répète: il incarne l’ordre établi par Dieu dans la Création.

  • Extrait d’un article « L’honneur du chrétien » de Monsieur l’Abbé Jean-Marie Lebourg (2021): « L’homme d’honneur est celui qui possède une conviction intime et qui vit de ses principes. Il tient parole, il ne défaille pas de son engagement, il y met toute son énergie et s’il faut, il donne sa vie. Attention à l’honneur détourné, qui n’a pas Dieu pour fin, car c’est une déchéance. La destinée de l’homme c’est l’excellence divine. Il ne s’agit plus d’excellence dès que l’on se met au service de soi. On brille aux yeux du monde, on en reçoit “les honneurs” mais on est loin de la véritable excellence. L’honneur du chrétien repose sur une double excellence : l’état de grâce, la nature rachetée par Jésus-Christ ! et une excellence de vie : la pratique des vertus, la victoire sur le péché par la grâce ! Il y a un honneur d’être enfant de Dieu et fils de l’Église ! Le chrétien doit en être fier. Il n’y a pas d’excellence plus grande. Mais faut-il encore qu’il soit un homme d’honneur : digne de cet héritage. Notre écrivain le souligne ainsi : « Bien loin que l’honneur soit aux antipodes du christianisme, il y est au cœur. Car n’étant ni calcul mais foi, n’étant pas prudence mais risque, n’étant pas réserve mais don, il est le plus parfait analogue des vertus théologales. Le chrétien plus qu’un autre doit être un homme d’honneur. Fidèle aux promesses de son baptême. Rappelons-nous : « …mais sur ce point il n’accepte aucune défaillance, aucune compromission. C’est en quoi il est un homme d’honneur. » L’homme d’honneur est celui qui possède une conviction intime : le chrétien possède la foi ! Conviction divine. L’homme d’honneur vit de l’excellence : le chrétien vit de la charité ! Excellence divine. La sainteté : âme qui se donne à Dieu et qui ne se reprend pas. L’homme d’honneur tient parole, il ne défaille pas de son engagement, il y met toute son énergie et s’il faut, il donne sa vie : le chrétien met son point d’honneur dans l’état de grâce, la gloire de Dieu ! Au quotidien ce point d’honneur s’appelle “devoir d’état” ; à l’occasion, ce don ultime s’appelle “martyre”. En cultivant un véritable sens de l’honneur alors le chrétien plus que quiconque attirera le monde à Dieu. Pourquoi ? Parce que ce qui touche le monde bien plus que les paroles, ce sont les actes. Pourquoi les âmes se convertissaient-elles à la vue des saints ? À cause de leur vie. Exigence de l’homme d’honneur, mais surtout rayonnement. « 

  • Comment saint Joseph est-il un modèle d’une juste virilité ? Professeur de philosophie et écrivain, Martin Steffens revient sur la figure de cet homme discret, dans l’ombre de Marie, dont la force est à découvrir :

« Saint Joseph nous révèle que la virilité est d’abord une vertu relationnelle. Ce n’est pas une démonstration de puissance, entre hommes rivaux. C’est la vertu par laquelle l’homme répond au plus faible que lui, à savoir : son enfant et sa femme quand elle le porte. On parle d’une femme «  enceinte  ». Mais cette enceinte n’est qu’une fine enveloppe de chair. Il y faut un homme qui fasse rempart contre le monde et ses violences. La détresse des femmes qui élèvent seules leurs enfants le montre aujourd’hui.

On condamne la virilité parce qu’on l’associe à la force. Mais la virilité est une force qui reçoit sa forme par son but : inspirer la sécurité. Comme je la définis dans Le Nouvel âge des pères (Cerf, 2015), la virilité est la vertu de celui qui inspire confiance. Est viril celui qui promet une vie sans coups bas, sans régression infantile et tient cette promesse. Une femme, un jour, m’a arrêté dans la rue pour me remercier : son mari n’était pas fort musclé, bien au contraire, mais grâce à cette définition elle avait compris pourquoi il était viril ! »

  • Pour finir, un excellent article de 2015 écrit par Monsieur l’Abbé Xavier Beauvais:

« C’est en relisant quelques propos du Père Lacordaire à des jeunes, qu’il m’a semblé opportun de livrer à votre méditation deux vertus pas si éloignées qu’on ne le pense, de la charité, je veux dire l’honneur et le savoir-vivre.

Pour une existence catholique perdre le sentiment de l’honneur c’est déjà le signe et la réalité d’une grande décadence ; ne méritons pas ce reproche. n’oublions surtout pas nos origines, nous sommes en effet un peuple de chevaliers, héritiers de tant de saints, héritiers de grands capitaines, héritiers de sainte Jeanne d’arc, cette loyale et limpide écuyère française. Si nous dégénérons de ces hautes traditions, la France est morte, ce n’est plus elle qui porte ce grand nom. L’honneur est pour une nation une armature intérieure qui laisse place à bien des défauts, voire à des vices, mais qui préserve des chutes honteuses où le prestige national périrait.

L’honneur n’est pas une vaine gloriole ; c’est un respect de soi et d’autrui qui est à la base de l’honneur. Si l’on devait en donner une définition on pourrait dire que l’honneur est une qualité de la personne qui lui vaut sa propre estime et l’estime d’autrui. Le juste sentiment de cette qualité intérieure et de son reflet en autrui, c’est le sentiment de l’honneur. Offenser cette qualité c’est perdre l’honneur.

Ecarter le souci de son prix et de l’estime qui s’y attache, c’est perdre le sentiment de l’honneur. Il ne s’agit pas de se tenir en dépendance de l’opinion, mais notre valeur morale a besoin de cet appui. Et à plus forte raison est-elle en état de durer si elle compte sur le témoignage d’une conscience éclairée et vigilante. Renoncer à de tels soutiens, c’est souvent avoir accepté sa défaite. La nature des qualités qui provoquent et justifient le sentiment de l’honneur est assez variable. Elle est dans une mesure en la dépendance de l’état social. A toute époque et à tout stade de la civilisation on observe un décalage entre le niveau des vertus morales proprement dites et celui des qualités qui provoquent l’honneur.

Un acte peut être gravement délictueux sans toucher à l’honneur au sens le plus ordinaire du terme, et un grave manquement à l’honneur peut n’être pas gravement délictueux. Il est par exemple honteux de rouler sous la table à la fin d’un repas, et c’est beaucoup moins grave que de proférer une calomnie avec élégance. Un chevalier d’autrefois ne se fût pas senti déshonoré par un homicide s’il l’avait perpétré au cours d’une noble querelle, et il l’eût été s’il avait été pris en flagrant délit de jalousie ou de mensonge. Est-ce qu’il y a là une aberration, une obnubilation du sens moral ? C’est bien plutôt une consécration instinctive du culte voué par les sociétés à ce qui maintient parmi elles un décorum spirituel précieux à leur destinée et à leur oeuvre. Il va de soi que l’honneur doit être méprisé dès qu’il entraîne aux actions coupables. Tel est l’honneur du duelliste d’autrefois, ou de l’atroce vendetta d’aujourd’hui. Mais même au regard du moraliste, autre est la gravité d’un fait, autre sa honte. Un petit mensonge n’est peut-être pas bien grave en soi ordinairement, mais il est honteux. au point de vue de la tenue générale d’un peuple, de sa respectabilité, la contagion du mensonge est sans doute plus néfaste que des entraînements de bravaches.

Le crime, certes, nous rend coupables. L’avilissement nous annihile. L’homme sans honneur ne compte plus. S’il en prend son parti, il se suicide, et si c’est le groupe social qui en vient là, c’est un suicide collectif. Dieu préserve la France d’une telle dégradation et à cet effet qu’il en préserve notre jeunesse. Un jeune homme ou une jeune fille qui ne rougit plus d’un acte vil a laissé tomber de son front l’auréole qui en était la parure. Le voit-on manquer de parole pour un oui ou pour un non ; ignorer même ce que c’est qu’une parole donnée et reçue entre gens qui se respectent eux-mêmes et qui se respectent l’un l’autre ; est-il accoutumé aux tricheries, aux lâchages sournois, aux petites bassesses qui rapportent ou permettent de se tirer d’affaire ; le voit-on hurler avec les loups et se gaudir des bassesses d’autrui quand elles réussissent, trouver très bien qu’on trahisse et qu’on se parjure parce que c’est l’intérêt de la passion égoïste ou partisane, est-il de ceux qui, en des temps difficiles, pour tous se débrouillent aux dépens des autres ou de l’ordre public, ou du pays en souffrance, que faire d’un tel jeune homme ou d’une telle jeune fille pour le salut de l’Eglise ou de la patrie ? Et si cela se répand, la turpitude gagne vite dut-on garder quelque apparence de respectabilité dans l’allure et dans les paroles.

L’honneur dit saint Thomas d’Aquin est de tous les biens le plus précieux parmi ceux qui ne tiennent pas à la conscience même.

Il y a de grandes vertus qui n’ont pas de grands noms : la probité, la sincérité, la fidélité, la simplicité, la persévérance tranquille. Il y a aussi des dispositions morales qui ne sont pas des vertus, mais qui entretiennent avec la vertu, des liens si multiples et si étroits qu’elles prévalent en quelque façon sur les vertus mêmes, comme l’amitié véritable au dire de saint Thomas d’Aquin. On peut dire la même chose du savoir-vivre. Le savoir-vivre est une façon d’agir en toute chose de manière à ne jamais blesser les vraies convenances, non pas les convenances mondaines, à ne jamais négliger les égards dus à chacun, et, au positif, de manière à se rendre agréable et utile sans attendre l’obligation expresse, comme par une naturelle disposition à plaire et à ne jamais gêner ou molester autrui.

Sociale par excellence cette disposition rend plus faciles les rapports, c’est aussi par là qu’elle se rapproche de la charité, et la récompense de celui qui en fait sa règle, c’est qu’il en recueille lui-même les effets, imposant quasiment à son ambiance ce qu’il pratique avec fidélité, fermant la bouche aux insolents, obligeant à la courtoisie les malappris que son exemple impressionne, récoltant de la joie où il a semé la bienveillance et de la grâce. Tout cela paraît très innocent, me direz-vous ! Pas tant que cela si ce savoir-vivre n’est pas pure mondanité ou simagrée. Car pour faire face à un tel programme il faut une perpétuelle domination sur soi-même, une patience à toute épreuve à l’égard des défauts d’autrui, une volonté de pardonner, de prendre en bien ce qui peut être pris en bien et de fermer parfois les yeux sur tout le reste sans importance ; une décision bien arrêtée de faire passer la commodité du prochain avant la sienne propre, l’honneur à rendre avant la facilité de s’esquiver, le service à consentir avant le service à demander ou la tranquillité à garantir, la réserve délicate avant la réaction spontanée d’un caractère qui se libère d’une irritation par un coup de boutoir.

Vous le voyez, tout cela n’est pas innocent et engage beaucoup de vertus, beaucoup d’exigences morales si l’homme bien né fait ainsi place au rustre policé que chacun porte en soi-même. Si on ne commence pas dans la jeunesse à combattre un égoïsme un peu inconscient et une spontanéité anarchique, on risque fort de tomber dans un égoïsme fixé et enraciné tellement contraire à la vie religieuse, tellement contraire à la vie matrimoniale ; les temps aujourd’hui s’y prêtent, ils sont à la facilité dédaigneuse de toute règle, impatiente de toute discipline. On y constate un démantèlement et une dissociation de la vie intérieure dont nos gestes au dehors sont le témoignage. C’est ainsi qu’on verra nombre de jeunes employer un langage grossier, pratiquer l’irrespect à l’égard des anciens et des femmes, garder leurs aises et mener leur tapage sans souci d’un voisinage appelant de la réserve ou de l’honneur, repousser avec violence des observations justifiées d’un homme d’âge, garder leur quant-à-soi au lieu de se prêter à autrui, intervenir discrètement dans des conversations, ne céder que de mauvaise grâce à une commodité, une place, un petit avantage que le respect demanderait de sacrifier, voire même à afficher insolemment leur droit à ne s’occuper que d’eux-mêmes et à garder ce qu’ils appellent leur liberté. Qu’y a-t-il de chrétien dans tout cela ?

Les temps de la civilisation étaient plus heureux même chez les païens. Si un jeune grec était resté assis auprès d’un vieillard debout, on l’eût expulsé de la cité. Si un jeune romain avait agi de la même façon à l’égard d’une matrone, on lui eût appliqué le fouet. Attention donc à cette mentalité qui considère tout cela comme étant vieux jeu ; tenons plutôt notre vie en main, conformément aux principes de décence, de respect, de juste hiérarchie des gens et des choses. Un jeune homme qui n’a cure de tout cela ne fera point un homme de coeur, et les tâches sociales ne trouveront pas bien zélé celui qui ne sait rien retrancher de ses aises.

Il ne s’agit pas ici de catalogues en matière de savoir-vivre, non, notre propos ici est moral, c’est pourquoi de ce point de vue, le côté formel du savoir-vivre a peu d’importance, si ce n’est comme signe. Au fond ce qui importe ce n’est pas le savoir-vivre, mais le bien-vivre; mais les deux sont connexes.

Le problème est ici de savoir si l’homme qui se tient au bord de son fauteuil par respect, se contente de ce signe, ou s’il est vraiment disposé à rendre service. Dans le premier cas, il obéit extérieurement au savoir-vivre; dans le second, il accède au bien-vivre, ce qui est tout autre chose. Savoir-vivre c’est la réalité dont le savoir bien-vivre mondain est le symbole. Cela ne devrait jamais être séparé sous peine de tomber dans un pur formalisme. Mais l’un soutient naturellement l’autre, la forme exigeant le fond pour se justifier, le fond ayant pour conséquence des attitudes agréables et utiles à tous, parce que telle est sa nature, comme élément de sociabilité, aussi bien que de rectitude, de sagesse et de charité chrétienne.

Bien-vivre et savoir bien vivre est une science et un art, incomparablement plus précieux que n’importe quelle autre discipline humaine. C’est par l’éducation de soi-même qu’on y pourvoit. Cela ne se passe pas de génération en génération dans des groupes sélectionnés, comme les bonnes manières, cela se conquiert âme par âme; ce n’est pas un héritage, c’est une haute récompense de l’effort.

Certains pensent que c’est là une violence faite à notre moi.

C’était l’esprit soixante-huitard qui a tout faussé ou nous a donné à croire que la moralité consistait en certaines consignes qui, sous le nom de lois, pèseraient sur nous du dehors, ne visant qu’à nous gêner et nous contraindre. La vérité est tout autre. La moralité est une loi au sens où le savant dit : la chute des corps est une loi ; l’inertie dans le repos ou le mouvement est une loi. Il s’agit du comportement des choses, et, pour nous, de la façon dont notre être est invité à agir librement, au dedans et au dehors, comme il ferait si la nature, au lieu de lui confier son propre destin, s’en était chargée elle-même. nous sommes entourés d’êtres offrant ce dernier cas.

L’oiseau fait son nid et l’abeille sa ruche aussi nécessairement qu’une pierre tombe ; mais s’ils étaient libres, construiraient-ils d’une autre manière, et leur espèce s’en porterait-elle mieux ? Nous sommes de libres constructeurs, de libres agissants pour nous-mêmes et pour la cité, mais nous avons une loi de notre action ; la réflexion nous la révèle, la doctrine catholique, la révélation dans ses deux sources nous la soulignent avec autorité, et le succès de notre vie et de nos rapports la sanctionne.

Retenez donc bien l’importance de l’honneur et du savoir-vivre dans votre vie chrétienne.

Abbé Xavier Beauvais« 

Parlons contraception(s)!

Les contraceptions hormonales ou au cuivre sont désormais tellement démocratisées que les femmes ne sont pas informées des risques et effets secondaires qu’elles peuvent entrainer. Voici ce que mes recherches ont données:

  • Les contraceptions hormonales, notamment la pilule:

La pilule est en quelque sorte une castration chimique qui inhibe le fonctionnement des ovaires et donc leurs sécrétions hormonales. Elle dérègle complètement la fine communication qui se fait entre l’hypothalamus et l’hypophyse (dans le cerveau) avec les ovaires. C’est une méthode qui va masquer des soucis endocriniens pendant sa prise mais qui va les faire empirer à son arrêt (notamment au moment d’un désir d’enfant). Si vous prenez la pilule depuis plusieurs années, arrêtez-la progressivement en étant accompagnée d’une naturopathe et en vous protégeant sur le plan contraceptif dès la diminution.

Voici un article très complet sur les effets indésirables de la pilule: ici

  • Le stérilet en cuivre:

« Le stérilet en cuivre est une forme non hormonale de contraception qui repose sur la libération d’ions cuivre dans l’utérus, provoquant une réaction inflammatoire toxique pour les spermatozoides. Beaucoup de femmes le choisissent parce qu’il n’est pas hormonal, cependant, beaucoup de femmes me demandent s’il peut affecter l’équilibre hormonal global du corps. Cette publication est pour elles. Il ne s’agit pas d’un avis pour ou contre le stérilet en cuivre, mais simplement d’une éducation sur la manière dont un stérilet non hormonal peut avoir un impact sur les hormones. Voyez-vous, le cuivre et les oestrogènes ont une relation très étroite. L’oestrogène améliore la rétention du cuivre dans l’organisme et vice-versa. S’il y a déjà un problème de dominance en oestrogènes, que ce soit parce qu’il y a des oestrogènes bloqués dans les tissus, une faible fonction métabolique, un stress élevé et/ou une faible progestérone, le stérilet en cuivre renforcera probablement les symptômes de dominance en oestrogènes. S’il existe déjà un déséquilibre entre le fer, le cuivre et le zinc et/ou un déséquilibre dans les nutriments qui agissent en synergie avec ces minéraux (comme le magnésium et la vitamine B6 par exemple), l’augmentation du cuivre non bio disponible peut provoquer un dérèglement complet du cuivre (surcharge dans les tissus, carences dans les cellules). Le cuivre est un grand conducteur d’énergie et joue un rôle dans tous les systèmes du corps, mais lorsqu’il y a une surcharge ou un déséquilibre, les symptômes peuvent inclure: chute de cheveux, attaque de panique, anxiété, anémie, dépression, colère, vertiges, sautes d’humeur, insomnie, brouillard mental, paranoïa, infection à candida, dominance en oestrogènes (syndrome pré-menstruel très marqué, règles abondantes et douloureuses…). Il est important de savoir que les minéraux et les hormones sont intimement liés au fonctionnement cellulaire et qu’ils ont un impact les uns sur les autres, même indirectement. »

Article de Jessica Ash, spécialiste de l’équilibre hormonal féminin (traduit de l’anglais).

  • Les méthodes barrières / mécaniques, notamment le préservatif:

Il faut toujours se méfier de l’accident bête: faute de l’avoir correctement mis et d’une bonne lubrification, le préservatif craque et le risque de grossesse devient maximal. Cela reste toutefois indispensable en cas de rapport avec un partenaire non régulier, pour se protéger des infections et maladies sexuellement transmissibles.

  • Les méthodes naturelles, notamment la symptothermie:

La symptothermie est une méthode d’observation de la fertilité qui permet une contraception naturelle. Elle consiste à déterminer avec précision les moments de fertilité et d’infertilité durant le cycle menstruel, en observant minimum deux indicateurs : la température et la consistance de la glaire cervicale (produite par le col de l’utérus).

Elle peut donc être utilisée :

  • en contraception, pour prévenir une grossesse
  • en conception, pour favoriser une grossesse
  • en observation, pour mieux connaître son cycle

La méthode s’adapte à chaque profil :

  • à tous les cycles, réguliers ou irréguliers
  • à toutes les périodes de la vie : puberté, âge adulte, postpartum/allaitement, pré-ménopause

Les avantages de la symptothermie :

  • Fiabilité – son taux d’échec est de 0,4%, contre 0,3% pour la pilule (source).
  • Autonomie – une fois la méthode apprise, vous maîtrisez seule votre cycle et vous êtes libre d’adapter votre pratique selon les périodes de vie que vous traversez (célibat, projet bébé dans le couple…)
  • Libération des hormones – vous évitez les effets secondaires de la pilule (ou autre) sur votre corps et découvrez votre « vrai » cycle.
  • Confiance en soi – vous apprenez à vous faire confiance pour l’observation des signes de fertilité et l’application de la méthode, et à faire confiance à votre corps.
  • Communication dans le couple – votre partenaire est un allié précieux et la symptothermie peut être l’occasion d’une communication renforcée et d’un « esprit d’équipe » pour la pratique de la méthode.

Pour pratiquer la symptothermie, de quoi avez-vous besoin ?

  • un thermomètre précis (à double décimale, soit une précision à 0,01°C).
  • un support pour noter ses observations (cyclogramme papier ou appli symptothermique telles que Moonly, Sympto Plus/Sympto Free, Kindara, Ovuview, LadyCycle…)
  • si besoin, une méthode barrière pour se protéger en période fertile (préservatif interne ou externe, diaphragme, rapports sans pénétration vaginale)
  • un temps d’apprentissage, plus ou moins long selon si on choisit d’apprendre seule avec un manuel, ou accompagnée avec une conseillère.

Attention : la symptothermie est différente de la méthode Ogino (aussi appelée méthode du calendrier, très connue dans les années 70 mais très inefficace), de la méthode des températures ou de la méthode Billings (ces deux dernières méthodes n’observent qu’un seul indice de fertilité, respectivement la température et la glaire cervicale, et sont donc moins fiable).

Article tiré du site intuitive-améline.fr

  • La contraception masculine: Androswitch:

Une méthode mécanique et thermique, qui demande à l’homme une complète responsabilisation. Le site juste ici.

Extrait d’une préparation au mariage

Voici des bribes de notes, extraites d’une préparation au mariage d’une amie… Quelques vérités qu’il est toujours bon de relire.

  • Les fins du mariage sont: la transmission de la vie et la sanctification mutuelle.
  • Le « oui » doit être intimement réfléchi, ferme et irrévocable.
  • Le mariage comporte un engagement sérieux, volontaire et libre, mû par l’amour, et est un acte de confiance réciproque. « On se donne nos vies ».
  • Se marier devant Dieu, c’est fonder notre « petite église domestique », c’est un amour qui transcende et qui est porté par la grâce. Il faut prier à deux et en famille.
  • La question à se poser tous les matins une fois mariés: qu’est-ce que je peux faire pour que mon mari/ma femme soit heureux?
  • Le mariage n’est pas un égoïsme à deux, c’est le combat permanent de l’égoïsme. Il faut aimer l’autre pour l’autre, pas pour soi.
  • Apprendre à se retrouver dans la paix et dans la joie à la fin de la journée. Instaurer des moments de qualité.
  • Pas « je t’aime » mais « on s’aime ». L’amour doit rayonner, attention aux amoureux qui se coupent de tout (amis, activités…).
  • L’amour doit toujours grandir, le mariage n’est que le début. Il doit être nourri au quotidien.
  • Tout se vit à deux, ne rien s’imposer l’un à l’autre.
  • Attention aux écrans. Ne jamais se coucher devant les écrans. La chambre est le lieu de l’intimité, c’est un sanctuaire. Il faut sanctuariser la chambre conjugale.
  • Il ne faut rien négliger dans le couple, c’est une discipline qui s’apprend. Les petits désagréments peuvent entrainer un grand désordre avec le temps et des tensions importantes.
  • Il faut se laisser l’un à l’autre des moments de liberté: activités personnelles, entre amis…

Conseils aux fiancés (et avant de se fiancer)

  • Premièrement: connaitre avant d’aimer. Lorsque vous souhaitez acheter une maison, vous ne regardez pas seulement la façade: même si vous avez le coup de coeur, vous souhaitez la visiter, creusez la question et connaitre si elle n’aurait pas des vices cachés. Vous visitez toutes les pièces, même les plus reculées, les plus sombres et les plus petites. Vous questionnez sur son passé, son orientation, ses matériaux, sa construction, etc. Vous regardez sur quel type de terrain elle est bâtie, vous inspectez le jardin, l’environnement global qui l’accompagne. Jusqu’au bout, vous restez prudent, vous ne vous emballez pas trop vite, vous pesez le pour et le contre, vous ne vous engagez qu’avec gravité et en connaissance de cause. Cela devrait être la même chose en amour: être raisonnable et même si un penchant est déjà là: c’est alors qu’il faut redoubler de prudence et rester objectif, prendre du recul, garder la tête froide. Le choix doit se faire librement, avec le coeur mais aussi avec la tête.
  • Je recommande les conférences de l’abbé Pierre-Marie sur Youtube, ainsi que son livre: Est-ce lui? Est-ce elle? Cela s’adresse avant tout aux personnes qui ne sont pas encore engagés dans des fiançailles.
  • Deuxièmement: être bien entouré. Deux fiancés heureux et qui peuvent construire sur des bases solides sont eux-mêmes individuellement solides et bien entourés. Ayez des amis fidèles sur qui compter. Cultivez de bonnes relations avec votre famille pour être conseillé et soutenu. Entourez vous de vos voisins, vos collègues pour vous sentir appartenir à une communauté. Invitez à déjeuner un prêtre pour recevoir des paroles de sagesse et pour demander conseil. Fréquentez un club de sport ou de musique, ayez une passion qui vous fait du bien. Soyez riche des relations que vous avez pour ne foncez pas dans un mariage par lassitude ou solitude dans votre vie actuelle. Et le deuil sera ainsi moins dur si vous vous rendez compte avec sagesse que la personne n’est finalement pas la bonne pour vous. Si au contraire la personne est la bonne, ne vous isolez pas tous les deux mais restez en contact avec tous vos amis et activités.
  • Etre conscient que le mariage apporte son lot d’efforts, de renoncements, de sacrifices et de soucis. « Le mariage ne donne pas ce que l’on y attend, mais il apporte tout ce que l’on n’attend pas! » dit Mr l’Abbé Beauvais. Le mariage est en cela tellement exigeant, que s’engager avec une personne qui met son égoïsme au-dessus de l’amour pour son prochain serait une grave imprudence. Il faut donc rester très prudent durant les fréquentations, car la personne peut se révéler qu’après plusieurs mois voire années, et des fiançailles pourraient être rompues. Certains prêtres conseillent même de ne pas s’embrasser avant d’être mariés, de se vouvoyer, de ne pas se donner de petits surnoms et de rester dans une amitié pré-conjugale pieuse et chaleureuse, pleine de promesses pour ceux qui resteront raisonnables et patients.
  • Deux sermons à destination des fiancés: ici et ici
  • Je vous remets cette excellente conférence de Mr l’abbé Beauvais sur les fiançailles et le mariage: ici
  • Conseils de lectures pour approfondir le sujet:
  • Catéchèse catholique du mariage
  • Discours de Pie XII sur le mariage
  • Encyclique Casti Connubi
  • Fiançailles chrétienne de l’Abbé Dantec
  • La famille catholique de l’Abbé Troadec
  • Le mariage, les lois du véritable amour de Jean Viollet
  • Mais aussi: Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus de John Gray
  • Les 5 langages de l’amour de Gary Chapman
  • Mariés et heureux, oui c’est possible de Marc et Maryvonne Pierre
  • Communiquez avec votre fiancé: cf les articles précédents: Le questionnaire des fiancés et A savoir avant de se marier.

Pour finir, voici les piliers conjugaux qu’il convient de bien prendre en compte dans le choix de son futur mari:

  • Avez-vous une complicité intellectuelle? lectures, discuter ensemble des notions lues, débattre, s’intéresser à l’univers intellectuel de l’autre…
  • Avez-vous une complicité spirituelle? prier ensemble, partager la même Foi, se sanctifier l’un l’autre, être un bon exemple, aller dans la même direction de valeurs…
  • Avez-vous une complicité charnelle? tactile ou au contraire non tactile, désir, sexualité, libido, fréquence, aisance, investissement. Si vous attendez le mariage pour connaitre cela, soyez sûrs de bien communiquer sur ces sujets et de n’avoir pas de tabous.
  • Quels sont vos accords financiers? qui gère les comptes, comptes séparés ou joints, confiance, équilibre, partage, saine relation avec l’argent…
  • Etes vous complices « humainement »? blagues, humour, langage et vocabulaire employé, moeurs, savoir-vivre, rythme de vie… C’est quelque chose que l’on sent tout de suite en général.
  • Serez-vous heureux, soutenus, entourés sur le plan familial? votre rapport avec votre belle-famille, famille élargie, amis proches…
  • Avez-vous la même maturité? Cela englobe tous les aspects précédents et il ne faut pas constamment s’adapter à l’autre, sinon c’est que l’autre n’est pas assez mature pour vous.
  • Pour finir: est-il mâture et droit, travailleur et investi, humble, à l’écoute?

    A savoir avant de se marier

    • Ce que j’aurais aimé savoir avant de me marier de Gary Chapman

    Voici un livre que je recommande vivement de lire si vous êtes en train de vous intéresser à une personne, si vous êtes fiancés ou tout simplement célibataire. J’ai relevé quelques passages clés.

     » Je souhaite que vous vous prépariez au mariage comme s’il s’agissait de la relation humaine la plus importante de votre vie« 

    « Si seulement j’avais su… qu’être amoureux ne suffit pas pour construire un mariage heureux. Nous oublions de réfléchir à nos convictions sur le plan spirituel, à nos intérêts sur le plan intellectuel et culturel et à nos affinités sur le plan relationnel. Et nous ne nous rendons pas compte que, dans ces domaines, nous sommes complètement différents. »

    « Si seulement j’avais su… qu’il y a deux étapes dans l’amour. Le sentiment d’amour romantique ne dure en moyenne que deux ans. On ne reste pas dans cet état d’euphorie pour toujours. La seconde étape de l’amour sollicite beaucoup plus notre volonté que la première. Elle exige un certain « travail » si nous voulons pouvoir maintenir la flamme du sentiment amoureux. Connaître le langage d’amour de votre partenaire est primordial pour que chacun puisse nourrir l’affection de l’autre: il y a les paroles valorisantes, les services rendus, les cadeaux, les moments de qualité, le contact physique. »

    « Si seulement j’avais su.. que le proverbe « tel mère, telle fille, tel père, tel fils » n’est pas un mythe. Si son père est dominateur, grossier et injurieux, ne soyez pas surprise si, dans dix ans, celui qui est votre fiancé aujourd’hui présente des traits de caractère semblables. »

    « Si seulement j’avais su… comment régler les désaccords en évitant les disputes. Personne ne nous avait dit que les conflits font partis de la vie conjugale. Ils ne sont pas le signe que nous avons épousé la mauvaise personne. Nous avons tous tendance à penser que nos idées sont les meilleures. Demandez un temps d’écoute à votre partenaire lorsque vous sentez que le conflit est proche, ou mieux: proposez lui ce temps d’écoute où vous lui promettez de ne pas l’interrompre et d’essayer de comprendre son point de vue. Ensuite, essayer de trouver un compromis. Parfois il faudra même céder, car l’amour implique un grand sacrifice dans certaines circonstances. Une troisième manière de résoudre un conflit consiste à reporter la discussion, à en reparler plus tard. Il convient d’accepter le désaccord sur certains sujets. »

    « Si seulement j’avais su… que savoir s’excuser est une force. Voici les cinq langages pour s’excuser (il convient de connaitre le langage de votre partenaire parmi cette liste): exprimer des regrets pour montrer à l’autre que nous sommes triste de l’avoir offensé, reconnaitre notre responsabilité en admettant avoir mal agi, réparer en faisant un acte/une parole qui correspond au langage d’amour de votre partenaire, exprimer un réel désir de changement en élaborant un plan visant à empêcher le mauvais comportement de se reproduire, et enfin demander pardon tout simplement. »

    « Si seulement j’avais su… que le pardon n’est pas un sentiment. Le pardon est une décision, celle de faire grâce au lieu de réclamer justice. Le pardon ôte la barrière entre les personnes et permet à la relation de se développer à nouveau. Le pardon ne détruit pas les souvenirs, et le souvenir peut alors raviver la blessure, peut-être même la colère. Le souvenir ne signifie pas que je n’ai pas pardonné mais que je me rappelle une expérience pénible. De même, le pardon n’efface pas les conséquences du tort commis. Le pardon ne restaure pas automatiquement la confiance. Il faut alors avoir une attitude de transparence et d’honnêteté totale pour restaurer la confiance. Il convient aussi d’avoir conscience que le pardon ne produit pas toujours la réconciliation. Il faut analyser les divergences de vues, trouver de nouvelles façons d’agir, régler les conflits du passé et apprendre à collaborer dans un esprit d’équipe. Le pardon est le premier pas mais la réconciliation peut prendre plusieurs mois. En somme, il n’y a pas de vie de couple digne de ce nom sans excuses sincères et sans véritable pardon. »

    « Si seulement j’avais su… que les toilettes ne se nettoient pas toutes seules. Qui fera quoi comme tâches ménagères? Voilà une question qu’il faut aborder avant de vivre sous le même toit. Cela peut devenir une source importante de conflit lors des premiers mois de vie commune. Il faut aussi avoir à l’esprit que chacun a vu ses parents faire ou ne pas faire certaines tâches. Faites cet exercice: listez les tâches que faisaient chacun de vos parents et comparez ensuite vos listes. Vous vous rendrez ainsi compte que l’exemple donné fut parfois très différent. »

    « Si seulement j’avais su… qu’il fallait établir un budget pour bien gérer notre argent. Après le mariage, penser à « notre argent » et non plus « mon argent » est primordial. Le désir d’unité est au coeur du mariage. J’encourage les couples à adopter le « plan 80-10-10″. Il consiste à économiser 10% du revenu total, allouer 10% aux dons et partager les 80% restants pour les dépenses communes. Qui gérera les comptes? Vous formez une équipe ne l’oubliez pas, que chacun mettent ses compétences au service du bien commun, même en ce qui concerne les finances. »

    « Si seulement j’avais su… que la sexualité est différente pour les hommes et les femmes. Premièrement, j’aurais souhaité savoir que les hommes sont concentrés sur les rapports sexuels, tandis que les femmes accordent davantage d’importance à la relation. Si donc la relation a été brisée par des paroles dures ou un comportement irresponsable, l’épouse aura vraiment du mal à désirer se donner à son mari. Pour les femmes, les relations sexuelles commencent à la cuisine et non pas seulement dans la chambre à coucher. Si le mari sait exprimer son amour à sa femme dans la cuisine, elle sera bien plus ouverte aux relations sexuelles quand ils arriveront dans la chambre. Pour cela, le mari doit connaitre le langage d’amour principal de sa femme (cf Les 5 langages de l’amour). Pour l’épouse, les moments qui précèdent l’acte conjugal ont beaucoup plus d’importance que l’acte lui-même. Elle veut avant tout se sentir aimée. Ensuite, j’aurais aimé qu’on me dise que les rapports sexuels sont plus qu’un acte. Ils sont l’expression de l’union la plus intime et profonde entre un homme et une femme. Il ne s’agit pas simplement de l’union de deux corps, mais d’une union sur les plans du corps, de l’âme et de l’esprit. C’est pour cette raison que les relations sexuelles sont réservées au mariage. De plus, communiquer est primordial, chaque mois prenez le temps de discuter de ces moments intimes. Enfin, sachez que le passé refait toujours surface. On nous fait croire aujourd’hui qu’en ayant eu des expériences sexuelles avant le mariage, on profite de sa jeunesse et on se prépare mieux à l’engagement. Or, toutes les études menées sur le sujet prouvent que ceux ci divorcent deux fois plus que ceux qui se sont gardés pour le mariage. Le fait de savoir que le ou la fiancé(e) a connu intimement d’autres personnes avant peut être un véritable frein psychologique et une brisure pour l’engagement sacré qu’ils s’apprennent à se donner. Abordez ce sujet avant de vous engager et réparez les dégâts éventuels à l’aide d’une bonne communication et du pardon. »

    « Si seulement j’avais su… que j’épousais aussi une famille. Quand vous vous mariez, vous entrez dans une famille élargie. Elle peut être composée d’un père, d’une mère, d’un beau-père, de frères et soeurs, de belles soeurs, de neveux, d’enfants d’un premier mariage et même d’une ex-femme ou d’un ex-mari. Que la relation soit distante ou étroite, elle existe. Ce dont il faudra tenir compte: les fêtes (comment s’organise chaque famille à Noël, et quel compromis trouver?), les traditions familiales (acceptez-vous les particularités culturelles de l’autre famille?), les attentes de vos beaux parents (et leurs actions qui en découlent), les travers de vos beaux parents (peut-être que vous découvrirez que votre beau-père a un certain penchant pour la boisson, ou que votre belle-mère ne peut s’empêcher de fouiller dans les affaires des autres…), les convictions religieuses de vos beaux-parents. Il vous faudra apprendre à les écouter en essayant réellement de comprendre ce qu’ils pensent, ce qui les a conduit à telle conclusion et ce qu’elle représente pour eux. Il n’est pas nécessaire que vous soyez d’accord, cependant il est important que vous soyez courtois et que vous respectiez leurs opinions. Ceci est valable pour eux également. Parlez-en posément si besoin avec eux et votre conjoint. Dans tous les cas, tentez de parvenir à un accord lorsqu’il y a divergences de vues. En posant des questions au lieu d’être dans l’exigence, on parvient à une « négociation ». De plus, apprenez quel langage d’amour parle chacun de vos beaux parents, et utilisez-le régulièrement. Cela favorise l’attachement et les bonnes relations. »

    « Si seulement j’avais su… que la vie chrétienne ne se résume pas à aller à l’église. Cette question doit absolument être abordée durant les fréquentations. Quelle est votre conception de Dieu? Avez-vous étudié la doctrine chrétienne pour approfondir votre Foi/croyance? A quelle confession/ quel courant appartenez-vous au sein même de la chrétienté? Car il existe des différences de doctrine et de pratique entre ces courants. Qu’est ce qu’un chrétien ? Qu’est-ce qu’être chrétien dans la vie de tous les jours et les actes concrets pour chacun de vous? Car il existe plusieurs niveaux d’engagement. Quel impact a sa Foi dans sa vie quotidienne? Puisque ces questions ont un impact sur tous les domaines de notre vie, il est primordial que vous vous demandiez avant de vous marier, si les convictions spirituelles que vous avez l’un et l’autre sont réellement compatibles. »

    « Si seulement j’avais su… que le tempérament influe grandement sur le comportement. Une personne qui est du matin, ne deviendra jamais quelqu’un du soir, et vice-versa. De même, un optimiste ne pourra supporter longtemps la compagnie du pessimiste qui n’a pas la même vision du monde. Attention, durant les fréquentations, ces différences de tempérament peuvent être cachées par l’euphorie des débuts. Ainsi, demandez vous ces mêmes choses: êtes vous sociables ou casaniers/introvertis? Peureux ou aventuriers? Ordonnés ou désordonnés? Flegmatiques ou dynamiques? Rationnels ou intuitifs? Organisés ou spontanés? Dans tous les cas, il est essentiel de faire preuve de compréhension et de souplesse envers l’autre, qui n’est pas notre jumeau, pour qu’un mariage « tienne le coup ». »

    Pour terminer, l’appendice du livre propose des conseils pour la période des fréquentations: très précieux pour garder la tête froide et les idées claires concernant votre compatibilité post-mariage.

    J’espère que ce résumé vous aidera à bien discerner, à bientôt!

    Le questionnaire des fiancés

    Voici un article que je vous mets tel quel et qui provient du site Théotokos. Il contient une bonne centaine de questions qui sont importantes à aborder lors d’une rencontre et avant un engagement. Si vous vous préparez au mariage, je vous conseille de traiter chaque grande partie chaque mois en présence d’un prêtre ou simplement entre vous deux. Prenez le temps d’écrire, d’échanger sur chaque point.

    Passer du célibat au mariage

    Voici des questions à se poser lorsque l’on est célibataire et que l’on entend sortir du célibat. Un moyen utile pour se connaitre, connaitre l’autre et cheminer vers le mariage.

    Ce questionnaire du « célibat au mariage » est à votre disposition pour vous aider à échanger sur un certain nombre de sujets. Il invite à réfléchir personnellement, et à deux, sur le célibat, sur la grandeur du mariage dans toutes ses dimensions, humaines et chrétiennes. Il veut favoriser une qualité de dialogue pour mieux connaître l’autre et mieux l’aimer. Pour passer… du célibat au mariage !

    Ces questions abordent le célibat et l’engagement du mariage dans un regard psychologique, humain et chrétien. Cet ordre est progressif, les questions les plus importantes ne sont pas forcément les premières.

    Si certaines d’entre elles vous paraissent trop personnelles ou exigeantes, dépassez-les vous aurez l’occasion d’y revenir par la suite, si vous le désirez. Le but n’est pas de répondre à toutes les questions mais de s’éveiller aux exigences de l’amour et d’en parler lors de votre cheminement à deux.

    Ce questionnaire a été réalisé par des couples de l’équipe de préparation au mariage du Centre Saint Jean à Boulogne, avec le Père Geoffroy-Marie.

    I. Du célibat au mariage

    • L’union d’un couple demande que chacun puisse quitter sa vie de célibataire pour mieux se choisir. Elle nécessite aussi que chacun se détache de son propre modèle familial.
    • Dans ma vie de célibataire, y-a-t-il certains domaines dont il me semble important de me séparer ?
    • Ai-je l’impression de quitter ma famille ?
    • Quelle influence mes parents et ma famille ont eue sur moi ?
    • Quel est mon rapport à ma mère ? à mon père ?
    • Durant ma jeunesse, quel rôle ont-ils joué ?
    • Quels sont les aspects les plus positifs et les plus négatifs que j’en retiens aujourd’hui ?
    • Qu’est-ce qui me paraît le plus essentiel à garder ? àA développer ?
    • Quels rôles mes parents jouaient-ils respectivement dans leur ménage ?
    • Y a-t-il des modèles de couples que j’aimerais imiter (parents, parents de mon(ma) fiancé(e), autres) ? En quoi ?
    • Suis-je à l’aise dans la famille de mon(ma) fiancé(e) ?
    • Suis-je moi-même chez lui(elle) ?
    • Ai-je le sentiment qu’il me faut épouser une famille entière ?
    • Est-ce que je souhaite couper tous les liens entre mon fiancé(e) et sa famille?
    • Qu’est-ce qui me fait souffrir dans la famille de mon(ma) fiancé(e) ?
    • Comment est-ce que j’essaie de prendre du recul, de comprendre l’origine de certains blocages ?

    II. Célibat : Se connaître en vérité

    • Aimer l’autre demande de s’aimer soi-même, et pour s’aimer, il est bon de savoir progressivement qui l’on est ? Quel est le sens de sa vie ? Osons rechercher la vente sur soi-même pour mieux aimer l’autre.
    • Quels sont les domaines qui me passionnent ?
    • Y a-t-il des aspirations profondes qui sommeillent en moi et que je n’ai pu développer?
    • Est-ce que je suis heureux(se) ? (travail, loisirs, vie professionnelle )
    • Comment cela se manifeste-t-il ?
    • Quelle est ma propre définition du bonheur?
    • Qu’est-ce qui me fait vivre aujourd’hui ?
    • Lors de quelles circonstances ai-je été le(la) plus touché(e) par la beauté ou la grandeur de la vie ?
    • Est-ce que je m’accepte tel(le) que je suis ?
    • Qu’est-ce que j’aime en moi ?
    • Qu’est-ce que je n’aime pas en moi ?
    • Est-ce que j’ai confiance en moi ?
    • Quels sont les domaines où j’ai le moins confiance en moi?
    • Ai-je parfois l’impression de subir ma vie ? Quand ?
    • Quels sont les problèmes non résolus dans ma vie ?
    • Quel effet le mariage aura-t-il sur ces problèmes ?
    • Comment est-ce que je me montre aux autres habituellement ? (famille, amis, travail)
    • Ai-je de vrais amis ?
    • Suis-je à l’aise avec les amis de mon(a) fiancé(e) ?
    • Quels sont les points qui m’empêchent d’être authentique, d’être vrai ?
    • D’où provient cette difficulté ?
    • Comment puis-je lâcher prise ?
    • Y a-t-il certains domaines dans mon corps ou clans ma psychologie qui sont source de blessures ou d’interrogations pour moi ?

    III. Fiancés : Être à l’écoute de l’autre

    Aimer, c’est écouter, C’est recevoir l’autre tel qu’il est et non pas tel que j’aimerais qu’il soit.

    1. Communication.

    • Est-ce que je sais écouter ? Comment se manifeste cette écoute dans mon attitude?
    • Et mon(ma) fiancé(e) ?
    • Est-ce que l’un de nous parle trop ou, au contraire, reste trop silencieux ?
    • Suis-je capable d’exprimer à mon(ma) fiancé(e) mes sentiments ? (peur, tendresse, colère ). Et mon(ma) fiancé(e) ?
    • Y a-t-il des questions que j’ai peur de poser à mon(a) fiancé(e) ?
    • Quand je rencontre un obstacle dans la communication avec mon(ma) fiancé(e), quelle est ma réaction ?
    • Quels sont les sujets que je n’aborde pas volontairement avec mon (ma) fiancé(e) ? Pourquoi ?
    • Qu’elle a été la dernière démarche de mon (ma) fiancé(e) qui m’a aidé(e) à me confier à lui (elle) ?
    • Y a-t-il des choses que mon (ma) fiancé(e) est en droit de connaître sur moi pour être vrai(e) dans ma relation ?

    2. Le regard sur l’autre.

    • Est-ce que le caractère de mon(a) fiancé(e) m’incommode ?
    • Qu’en est-il de l’usage qu’il fait du tabac, de l’alcool? de son attitude face au jeu ? de sa façon de dépenser l’argent? de son humeur ? de son sens de l’humour ?
    • Suis-je mal à l’aise face au comportement de mon(a) fiancé(e) en société ? avec mes amis ? à la maison ? avec ses propres amis ou sa famille ?
    • Mon(a) fiancé(e) dépend-il trop de ses parents ?
    • Mon(a) fiancé(e) est-il en général satisfait de ce que la vie lui apporte ?
    • Qu’est-ce que j’apprécie le plus en lui(elle) ?
    • Qu’est-ce qu’il m’apporte de plus grand ? (équilibre, vision de la vie, relation aux autres ) ?
    • Qu’est-ce qui me fait souffrir en lui(elle) ?
    • Qu’est-ce qu’il m’est difficile d’accepter chez lui(elle) ? (caractère, attitudes, éducation…)

    3. L’accueil.

    • Ai-je un regard positif sur mon (ma) fiancé(e) dans toute les situations ?
    • Lorsque je l’écoute est-ce que je cherche vraiment ce qu’il (elle) a voulu dire ?
    • Suis-je capable de percevoir ce qu’il (elle) me dit de vrai, même quand cela m’est désagréable ?
    • Suis-je capable de nie remettre en question ?
    • Est-ce que j’estime bien connaître l’autre dans sa différence ? (affective, psychologique)
    • Quels sont ses centres d’intérêt ?
    • Peut-on les partager ? Comment ?
    • Est-ce que je ressens ma responsabilité d’épanouir l’autre ?
    • Qu’est-ce qui me semble important d’éveiller en lui (elle) ?
    • Comment puis-je développer ses talents ?
    • L’avenir que j’envisage pour mon (ma) fiancé(e) est-il celui qu’il (elle) souhaite ou celui dont je rêve ?
    • Est-ce que j’accepte la responsabilité qu’a l’autre sur mon épanouissement ?
    • Ai-je suffisamment confiance en mon (ma) fiancé(e) pour oser dire mes fragilités à l’autre ?

    IV. Mariage : Liberté et don de soi

    • L’amour s’exprime dans la liberté et le don de soi. Cette liberté se réalise dans un choix de vie pour mieux se donner à l’autre.
    • Suis-je prêt à accepter que mon (ma) fiancé(e) puisse évoluer, changer ?
    • Comment je me représente la fidélité?
    • Est-ce que j’ose être moi-même ?
    • Est-ce que je me sens libre du regard des autres ?
    • Puis-je exister sans l’autre ?
    • Est-ce que j’accepte d’être différent (et non mieux ou moins bien) d’un autre ?
    • Est-ce que je me donne la permission d’avoir une vie intérieure personnels, ou est-ce que je communique tout à l’autre ? Pourquoi ?
    • Suis-je prêt à vraiment respecter le jardin secret de mon (ma) fiancé(e)?
    • Est-ce que j’essaye de promouvoir la liberté de mon (ma) fiancé(e) ? de découvrir et d’épanouir ses talents ?
    • Ai-je pris conscience que je dois aider mon (ma) fiancé(e) dans sa recherche d’une vie intérieure et spirituelle tout au long de sa vie ?
    • Pour nous, par quoi l’amour s’exprime-t-il le plus ? (sentiments, intentions, paroles, gestes )
    • Comment pouvons-nous déjà vivre l’expression de ce don pendant nos fiançailles ?
    • Suis-je prêt à renoncer à tel ou tel désir personnel pour le bien de mon conjoint ou de notre couple ? (vie professionnelle, enfants, loisirs, vacances, .)
    • Que signifie pour nous de nous engager à vie ?
    • Avons-nous déjà eu l’occasion de nous engager ?
    • Sur quoi va reposer la force et le soutien de notre union ?
    • Quels moyens humains et divins voulons-nous choisir ?
    • Sur quoi repose la vérité de notre amour ? Est-ce que je perçois la différence avec la sincérité de notre amour ?

    V. Couple : Vie professionnelle et vie domestique

    L’ amour se vit au quotidien dans la vie professionnelle et dans la vie familiale.

    1. Vie professionnelle

    • Que représente le travail dans ma vie ?
    • Ai-je envie de travailler ? pourquoi? (nourrir ma famille, épanouissement personnel
    • Mes parents travaillaient-ils ?
    • Mon (ma) fiancé(e) me parle-t-il (elle) de son travail ?
    • Me permet-il (elle) de m’y intéresser ?
    • Avons-nous évoqué la perspective d’une carrière professionnelle ou d’un changement d’orientation pour l’un et pour l’autre ?
    • Le travail de mon (ma) fiancé(e) le (la) tient-il trop occupé(e) pour qu’il (elle) puisse passer du temps avec moi ?
    • Avons-nous les mêmes points de vue sur le travail de la femme ? Que pensons-nous du travail de la femme au foyer ?
    • Mon (ma) fiancé(e) change-t-il fréquemment d’emploi ?
    • Nos choix professionnels sont-ils guidés par la recherche de l’épanouissement de chacun et des possibilités financières ?
    • Vers quel partage, alors, des tâches domestiques ?
    • Pourrons-nous supporter d’avoir des opinions politiques opposées?

    2. Loisirs

    • Quels sont mes loisirs et intérêts ?( sportifs ou autres)
    • Puis-je les partager avec mon (ma) fiancé(e) ?
    • Quelle place nous aimerions leur accorder personnellement ? en couple ? par exemple, envisageons-nous de faire du sport ensemble, de faire des visites culturelles, théâtre, voyage
    • Quelle aventure, quel hobby j’aimerais réaliser seul ? en couple ?

    3. Budget et argent

    • Quel est mon rapport à l’argent ? Quelle valeur a-t-il pour moi ? Suis-je plutôt économe ou pas ?
    • Comment est-ce que je gère mon argent ? Dans quel domaine suis-je le plus dépensier (a) ?
    • Ma famille a-t-elle déjà connu (ou connaît-elle) des difficultés financières ?
    • Quelle place voulons-nous donner à J’argent dans notre couple ?
    • Nous sommes-nous mis d’accord au plan de la gestion financière ? (responsabilité de budget, des comptes en banque …
    • Avons-nous des dettes ?
    • Nous sommes-nous mis d’accord sur le niveau de vie que nous voulions adopter ?
    • Sommes-nous réalistes dans nos projets ? Quelles sont nos réelles priorités ?
    • Y a-t-il un décalage important de milieu et de situation financière entre nos familles respectives ?

    VI. Corps et fécondité

    L’amour s’exprime dans la tendresse et le don du corps. Il est source d’une fécondité chamelle et spirituelle dans l’ouverture aux autres.

    1. Le corps

    • Comment la sexualité m’a-t-elle été présentée au cours de mon éducation ?
    • En quoi cela m’influence-t-il encore aujourd’hui ?
    • Est-ce que je connais mon corps ? Est-ce que je l’aime ?
    • Abordons-nous librement le sujet de la sexualité ?
    • Pouvons-nous définir et exprimer nos peurs ?
    • La façon dont, actuellement, nous nous montrons notre affection mutuelle me satisfait-elle ?
    • Quelle est l’attitude de chacun de nous face à la fidélité du corps ?
    • Quelle place donnons-nous à la tendresse dans l’amour (paroles, gestes, attitudes )
    • Que signifie pour nous la rencontre sexuelle dans l’amour ?

    2. Union libre et mariage.

    • Quelle différence voyons-nous entre union libre, PACS, mariage civil, et mariage sacramentel ?
    • Connaissons-nous les causes principales de la désaffection du mariage en faveur de l’union libre ?
    • Quelles sont les principales raisons des divorces ?
    • Connaissons-nous les positions de l’église et leur signification sur la séparation et le divorce ?
    • Pourquoi l’église demande-t-elle de ne pas mener de vie commune avant le mariage sacramentel ? Est-ce au nom d’un code moral ? d’une sagesse humaine pour aider chacun à se choisir ? est-ce dans l’attente de l’engagement du Christ dans le sacrement de mariage ?

    3. Enfants.

    • Avons-nous le désir d’avoir des enfants ?
    • Avons-nous l’intention d’attendre pour en avoir ?
    • Comment envisageons-nous la régulation des naissances ?
    • Quels sont nos désirs et nos craintes ?
    • Avons-nous le désir de nous informer ou de nous former pour vivre nos choix de la façon la plus responsable dans ce domaine ?
    • Avons-nous pu envisager le cas d’avoir un enfant handicapé physique ou mental ?
    • Avons-nous pu envisager le cas de stérilité ?
    • Que représenterait pour nous la possibilité d’adopter ?
    • Qu’aimerais-je apporter à nos enfants ?

    4. Fécondité des cœurs.

    • Quel témoignage de notre amour en couple voudrions-nous donner: accueil, ouverture aux autres, joie, équilibre … ?
    • Qu’aimerions-nous transmettre aux autres ?
    • Sommes-nous déjà engagés dans des oeuvres au service des autres ?
    • Envisageons-nous cela en couple ?
    • Quelles pourraient être les attentes de la société sur notre couples ? les attentes de l’église (paroisse, mouvements, …) ?

    VII. Le Christ au cœur de notre amour.

    Le sacrement de mariage n’est pas une simple bénédiction « magique » comme pour garantir que tout ira bien dans notre couple ! Le sacrement m’introduit dans le mystère même de l’Amour de Dieu pour l’homme par le Christ.

    1. Ma relation à Dieu

    • Pour moi qui est Dieu ? Qui est le Christ ? Quelles relations ai-je avec Lui ? Jusqu’à maintenant, qu’a-t-il représenté dans ma vie ?
    • Pour moi, qu’est-ce que croire ? Si Dieu n’existait pas, qu’est-ce que cela changerait dans ma vie ?
    • A qui dois-je ma foi ? Qui me l’a transmise ? Comment se vivait (se vit) la foi dans ma famille? Est-ce que je nourris ma foi ? (livres, conférences, groupe de prière)
    • Quels sont éventuellement les enseignements dans l’église que je ne comprends pas ou qui me posent des problèmes ?
    • Suis-je intéressé(e) par les autres religions ?

    2. La relation de l’autre à Dieu

    • Comment mon (ma) fiancé(e) vit-il (elle) sa foi ?
    • Suis-je prêt à respecter l’autre dans sa vie spirituelle ? Suis-je prêt à l’aider ?

    3. Notre relation à Dieu ?

    • Exprimons-nous notre foi de la même façon ?
    • Comment à la fois aimer son conjoint et aimer Dieu ?
    • Qu’attendons-nous du sacrement de mariage ? Qu’attendons-nous de l’église ?
    • Qu’est-ce que le Christ attend de notre couple ? Qu’est-ce que l’église attend de notre couple ? Que pouvons-nous apporter à l’église ?
    • Voulons-nous devenir saints en couple ? Comment ? Comment la vie de nos saints préférés peut-elle nous aider ?
    • Qu’est-ce que j’attends du jour de la célébration de notre mariage ?
    • Nous semblerait-il bon que notre couple puisse faire le point régulièrement sur les aspects positifs et négatifs de notre vie commune en Jésus-Christ ?
    • Est-ce que je cherche, dans la prière, à avoir le même regard que le Père sur mon(a) fiancé(e) ? Quels sont les moyens que nous envisageons pour la progression spirituelle de notre couple ? (prêtre, père spirituel, amis, famille, associations, paroisses, retraites, mouvement chrétien, équipes Notre-Dame, ACI, …)

    VIII. Prière et pardon

    Il n’y a pas d’amour sans pardon et sans ressourcement dans la prière

    1. Prière

    • Où en suis-je dans ma vie de prière ?
    • Ai-je connu des moments de prière dans mon enfance, mon adolescence, ou plus récemment ?
    • Comment ma prière a-t-elle évolué ? Pour moi qu’est-ce que prier ?
    • La rencontre de mon (ma) fiancé(e) a-t-elle éveillé, aidé, changé, ou éclipsé ma prière?
    • M’a-t-elle plutôt rapproché(e) ou éloigné(e) de Dieu ?
    • Avons-nous déjà eu l’occasion de prier ensemble ?
    • Voudrions-nous faire un pas dans cette direction ?
    • Qu’est-ce qui nous aiderait pour prier ?
    • Avons-nous peur de nous dire nos divergences, nos désaccords sur la prière ?
    • Où en suis-je dans la pratique sacramentelle : Eucharistie le dimanche ? sacrement de réconciliation ? Suis-je confirmé(e) ?

    2. Pardon

    • Avons-nous vécu des conflits ? Avons-nous eu tendance à les fuir ? à nous affronter ? à nous expliquer ?
    • Avons-nous eu l’occasion de nous dire réciproquement nos blessures dues à la réaction de l’autre ?
    • Avons-nous déjà pris le temps de nous pardonner ? de prier pour demander pardon à Dieu ? En quoi m’est-il difficile de pardonner ? Comment je perçois le sacrement de la réconciliation ? quelle régularité j’aimerais vivre dans la confession ?

    Père Geoffroy-Marie

    Pour aller plus loin (cliquez sur le titre qui vous intéresse)

    En complément, nous vous conseillons la lecture du livre du père Geoffroy-Marie : Le couple durable – oser les fiançailles, construire son couple aujourd’hui.