Vous avez les cartes en main.

Vous aimeriez savoir comment être heureux? Comment être respecté? Comment aimer et être aimé?

Il suffit de choisir le bon environnement. Construisez et choisissez avec précaution l’environnement dans lequel vous serez à l’aise, où vos talents seront reconnus et appréciés à leur juste valeur, où vous pourrez aimer et être aimé en toute confiance. Je parle aussi bien de l’environnement professionnel que vous choisissez, que l’environnement familial que vous bâtissez (en commençant par le choix crucial du conjoint), que l’environnement amical et même la ville et la maison que vous allez habiter. Et cela nécessite de bien se connaitre! Quelle carte seront les meilleures à jouer pour que vous puissiez déployer vos ailes?

Ainsi, en tant que parents, il est primordial d’offrir à son enfant un environnement dans lequel évoluer, apprendre, tester, découvrir, se connaitre, connaitre le monde en toute sécurité. L’environnement doit être assez souple pour que chaque enfant puisse être lui-même avec toutes les nuances de couleurs qu’offrent les tempéraments et les caractères, mais suffisamment structuré pour offrir un cadre sécurisant dans lequel évoluer et ne pas se perdre. Il convient d’aimer son enfant et de manière inconditionnelle, de le lui montrer, de le valoriser et l’encourager à faire de son mieux. Mais aussi d’apprendre à le connaitre en l’écoutant, en lui posant des questions, en l’observant, en s’intéressant à lui, en dialoguant le plus possible et ainsi pouvoir le corriger ou l’aider à faire les choix qui mènent à son plein potentiel. Un parent avec une bonne intelligence émotionnelle est un cadeau précieux pour un enfant. Car le parent sait qu’il ne se fera ni aimer ni respecter par la crainte et la violence. C’est l’amour qui a cet effet. Mais un cadre trop mou, sans repère, sans but, sans hiérarchie et trop laxiste ou au contraire dur, froid, coincé, rigoriste, sans affection ne sont pas adaptés à l’ épanouissement et au développement de l’enfant. Il convient de trouver toujours cet équilibre bienveillant et structuré.

A vous aussi, en tant qu’adulte, votre devoir est de trouver votre environnement dans lequel vous puissiez aimer sans réserve et déployer tous vos talents. Si pour vous aimer passe par l’humour mais que vous évoluer dans un environnement extrêmement sérieux, vous ne serez pas heureux. Si vous êtes très sociable et ressentez de l’émulation à travailler en équipe, choisissez un travail dans une grande entreprise plutôt que seul à votre compte. Connaissez bien votre langage d’épanouissement et appliquez le à tous les domaines de votre vie: conjugal, amical, familial, professionnel, financier et avec vous-même.

L’éducation des garçons

Je vous redirige également vers les articles: Le rôle décisif du père dans l’éducation des enfants, ainsi que Etre un « homme bien ».

Voici un sujet d’une importance capitale : faire de nos petits garçons des hommes. Mais de quels hommes parle-t-on? Quelles sont les valeurs que nous voulons leur transmettre? Tachons en premier lieu de dresser un portrait de l’objectif à atteindre:

Il y a quelque chose dans la virilité de beau, de grandiose, de noble, et qui nous rappelle que l’homme est la gloire de Dieu. En effet, Dieu a créé une hiérarchie dans Sa Création, et l’homme en occupe la première place. Il est la tête, celui qui dirige, et il incarne dans son foyer à la fois la figure du roi, du prêtre et de Dieu.

Un homme vraiment viril doit être respecté et inspirer le respect de par son attitude pleine d’autorité naturelle, sa façon de parler, de se tenir, de se mouvoir. Il doit être craint car il est à l’image de Dieu et du Roi dans son foyer: celui qui fait autorité et qui peut châtier. Il doit avoir un sens moral fort, avec de nobles valeurs. Il doit incarner dans tout son être l’ordre, la droiture, la raison, mais aussi la piété. Et non pas: l’égoïsme, le carriérisme par orgueil, la lâcheté, la désertion, la bassesse, la grossièreté, la bouffonnerie, l’irrespect, la légèreté, l’anarchisme. Parallèlement, il doit aussi être admiré et aimé pour son grand coeur, sa miséricorde et ses actions de service. Attention, faire autorité et commander, ce n’est jamais: écraser les autres, rabaisser pour mieux s’élever, minorer autrui. Au contraire, c’est aider autrui à se maitriser pour mieux s’élever. C’est anoblir, guider, rectifier un comportement par charité envers la personne. C’est l’aider à se perfectionner en vue de se sanctifier et de plaire à Dieu. L’homme est au service de la hiérarchie divine pour que tous ceux qui lui sont confiés puissent aller au Ciel.

De son côté, la femme doit être douce, féminine, soumise, patiente, aimante, celle qui créé des ponts et du dialogue, celle qui est prompt à pardonner. C’est le « yin » et le « yang » parfait qui fait des couples solides et des enfants heureux, équilibrés et sécurisés. Ainsi, dans la femme, il doit y avoir une pointe de virilité: droiture, fermeté, prise de décisions, actions. Dans l’homme, il doit y avoir une pointe de féminité: sens de l’écoute, empathie, délicatesse, communication. Au final, tout doit être fondu entre l’homme et la femme malgré leur antagonisme. Il y a une complémentarité parfaite, voulue par Dieu. Bien-sûr, le moins de frictions il y a dans les caractères, les valeurs, les postures, le mieux se porte les couples. C’est pour ces grandes différences qu’il est épuisant pour une maman célibataire de porter les deux casquettes: parce qu’elle doit aussi jouer le rôle de l’homme.

La femme a la capacité à absorber ce qu’elle reçoit de son mari, à l’internaliser et à le renvoyer. Et parfois, la femme, tel un miroir, renvoie à l’homme son incompétence. C’est pour cela que beaucoup d’hommes finissent malheureusement par détester leur femme: c’est parce qu’ils détestent en réalité l’image de l’homme qu’elle leur renvoie. Ainsi, si vous voulez connaitre la qualité d’un homme, regardez sa femme (si celle-ci n’est pas touchée par l’esprit du monde): est-elle heureuse et souriante? Douce et apaisée? Féminine et soumise? Car aujourd’hui, aucune ne vous le dira mais les femmes ont un puissant désir d’être soumise à un homme. Dans le sens noble du terme: un homme en mission auprès de Dieu trouvera une femme désirant être en « sous-mission » pour l’aider dans ce dessein. Elle ne pourra qu’être plus heureuse d’aider l’homme qu’elle aime, respecte et craint (dans une saine mesure) à accomplir son devoir noble et divin. Elle le craint non pas parce qu’il serait violent ou abusif, elle n’est pas soumise parce qu’elle serait son esclave; non, elle le craint car elle craint Dieu et connait la dignité particulière que Dieu a mis en l’homme: celui de diriger, de guider, de protéger et de pourvoir. Voilà des notions à bien comprendre pour ne pas faire d’erreurs par mauvaise interprétation.

De votre côté, Mesdames, cessez de vouloir tout contrôler, de corriger sans cesse votre mari et de vérifier derrière lui. Laissez-le diriger, avoir le dernier mot et faire à sa manière. Molestez-vous de ce poids et lâchez prise. Parfois un homme a besoin qu’on lui rappelle ses devoirs. Faites-le subtilement en lui rappelant combien son rôle est important: « Merci de m’avoir rendu service hier; J’ai beaucoup apprécié que tu restes ferme dans tes principes face à un tel; J’admire ta force et ton courage au quotidien… etc. »

La bonne nouvelle est que tous les hommes (qui ont soif de grandeur, de réussite, de reconnaissance) n’ont pas besoin d’être directeur d’une multinationale ou d’avoir créer le futur vaisseau spatiale de la NASA pour être un homme, un vrai. Reprenez confiance en vous Messieurs! Nul besoin non plus, d’être un super-héros sorti d’un film américain, ni en avoir le physique pour « valoir » quelque chose auprès de votre famille. Avec ce regard traditionnel, n’oubliez jamais qu’aux yeux de vos enfants et de votre femme, vous êtes la figure de l’autorité, du Roi et de Dieu. Si vous voulez changer le monde Messieurs, incarnez l’homme noble, digne, cet homme de Bien, cet homme de Dieu, cet homme viril dont nous venons de parler. Vous ferez beaucoup de bien autour de vous. Mettez vous entièrement au service de ceux qui vont sont confiés avec dignité et humilité, pour faire respecter l’ordre voulu par Dieu.

Ainsi, toute l’éducation des garçons doit tendre dans ce sens:

  • Etre pieux, mettre sa Foi au centre de sa vie, craindre Notre Seigneur, faire Sa Volonté, prier et lire de saintes lectures.
  • Etre viril : avoir le gout de l’engagement, de l’effort, du travail, se mettre au service avant de vouloir être reconnu, protéger, savoir prendre des décisions, faire preuve de leadership. Le but est de l’imprégner complètement de sa dignité d’homme, des devoirs et responsabilités qui lui incomberont, de sa mission de chef et ce, quelque soit son milieu social, son futur métier.
  • Travailler son intelligence relationnelle: écouter, communiquer, savoir coopérer, avoir de l’empathie. Ne pas être une tête qui prend des décisions sans consulter le reste du corps: sa famille.

Concrètement, quelques pistes de réflexions:

  • En parler, expliquer, éduquer: la première chose, c’est de commencer à leur parler de ce qu’ils sont appelés à devenir (quelque soit la vocation, la dignité, les devoirs et la virilité de l’homme ne changent pas). Combien de parents ne pensent plus à expliquer les choses aux petits enfants? Certains arrivent à 18 ans sans jamais avoir entendu parler des rôles immensément importants du père de famille et de celui du prêtre. C’est peut-être rare dans le milieu de la Tradition, mais communiquer avec son enfant est la base d’une bonne éducation. Il convient de lui parler de Dieu, et de ne pas se reposer uniquement sur le Catéchisme. Ne pas négliger l’éducation affective au moment de l’adolescence pour répondre aux nouvelles questions qui surgissent, et être toujours prêt à guider et conseiller le jeune homme durant ces moments troublants. Il y a tellement de sujets à évoquer avec ses enfants qu’il ne faut pas être avare de petites causeries avec eux, et ne pas les laisser sans réponse.
  • Montrer l’exemple: c’est primordial, si vous voulez que vos enfants aient le gout pour la lecture: lisez devant eux, racontez-leur une histoire chaque soir, allez avec eux à la bibliothèque… De même dans votre façon de parler, de vous tenir à table, vos activités au quotidien, l’enfant absorbera tout de ce qu’il verra de vous et de son environnement.
  • Servant de messe: quoi de plus gratifiant pour un enfant que de participer à la messe en aidant Monsieur l’Abbé à l’autel, en étant au premier rang? Cela permet un engagement fort, et donc une meilleure compréhension du déroulé de la Sainte Messe. Cela nourrit la Foi mais aussi l’humilité de part l’attitude et les génuflexions répétées des servants de messe.
  • Choisir une école: une évidence peut-être, mais il semble que le hors-contrat fournisse désormais la seule solution à une bonne éducation. Ou alors l’école à la maison?
  • Réintroduire des cours de morale et de savoir-vivre: ceci était monnaie courante avant les années 1950 à l’école. Les enfants commençaient chaque journée de classe en apprenant à bien se comporter, se tenir, se présenter, etc. N’hésitez pas à le faire en famille.
  • Scoutisme: une école de la vie, de débrouillardise, qui apprend à l’enfant à se détacher du cadre confortable du foyer et de l’école pour s’autonomiser en pleine nature.
  • Le jeu des émotions: savoir reconnaitre, nommer et verbaliser ses émotions est important pour désamorcer des colères, des conflits. Et ceci lui sera toujours utile dans la future communication qu’il aura avec son épouse: un homme n’est pas forcément handicapé des émotions!
  • Vivre en pleine nature: vivre à la campagne est gage de meilleure santé pour les enfants. L’air frais, les grands espaces, le cadre de la nature sont des ravissements que nous ôtent la ville.
  • Bannir la télé, les dessins animés, bon nombre de films, les jeux vidéos: choisissez avec attention ce que vous diffusez aux enfants, ils ont tendance à s’imprégner facilement du virtuel.
  • Donner le gout des belles choses: faire du tourisme, entrer dans nos belles églises de France, donner le gout du patrimoine à préserver et protéger, explorer les régions de France, leur faire découvrir l’art classique (musique, peintures, châteaux).
  • Sport en club: pour développer le physique mais forger le caractère (tournois de rugby, compétitions d’athlétisme, et pourquoi pas self-défense?)
  • Le sujet du téléphone portable: certains sont partisans du « zéro portable avant 18 ans », sauf que si votre enfant quitte le domicile familial au même âge pour faire des études, vous le laisserez seul avec ce nouvel outils dans ce vaste monde. Je pense qu’il vaut mieux l’introduire lorsqu’il est encore à la maison: soit vers 16-17 ans. Lui expliquer et le mettre en garde, limiter la durée, etc.
  • L’alimentation et filtrer son eau: filtrer l’eau du robinet aujourd’hui devient nécessaire pour éliminer tous les résidus de pilules contraceptives qu’on y trouve et qui féminisent les hommes (en plus des résidus d’antibiotiques, de pesticides, fongicides, des métaux lourds, des micro-plastiques, des virus et bactéries). Pour ma part, j’utilise le filtre Berkey. Pour l’alimentation, privilégiez le fait-maison et bannissez le plus possible les produits industriels.
  • Camp de cadres et pèlerinages: encouragez le jeune-homme à continuer son éducation via des camps, des conférences, en plus de ses lectures personnelles. Il pourra nouer de fidèles amitiés et continuer à sortir de sa zone de confort. Encouragez-le à pèleriner et à toujours rester actif dans les démonstrations de sa Foi.

Réintroduire les cours de Morale auprès de ses enfants

L’amour sans exigence engendre la médiocrité́, 

L’exigence sans amour engendre la révolte, 

Un amour exigeant fait grandir l’enfant.

Ces cours de morale, de bonne conduite et de bon sens sont désormais inexistants à l’école et pourtant son essentiels pour définir un cadre aux enfants.

Voici un site qui donne en accès libre et gratuitement des anciennes fiches de morale:

ICI

1. L’introduction aux notions de la morale

  • le bien et le mal
  • le vrai et le faux
  • la sanction et la réparation
  • le respect des règles
  • le courage
  • la loyauté
  • la franchise
  • le travail
  • le mérite individuel

2. Le respect de soi

  • la dignité
  • l’honnêteté par rapport à soi-même
  • l’hygiène
  • le droit à l’intimité
  • l’image que je donne de moi-même (en tant qu’être humain)
  • la protection de soi

3. La vie sociale et le respect des personnes

  • les droits et les devoirs
  • la liberté individuelle et ses limites
  • l’égalité (des sexes, des êtres humains)
  • la politesse
  • la fraternité
  • la solidarité
  • l’excuse
  • la coopération
  • le respect
  • l’honnêteté vis-à-vis d’autrui
  • la justice
  • la tolérance
  • la maîtrise de soi (être maître de ses propos et de ses actes)
  • la sécurité des autres

4. Le respect des biens

  • le respect du bien d’autrui
  • le respect du bien public

Réintroduire la notion de devoir (envers Dieu, sa famille, sa patrie, autrui et soi-même).

  • Les livres que j’aimerais acheter en lien avec le sujet:
  • La Morale par l’exemple: 100 récits historiques sur la vertu, la bonté et la générosité. de Monsieur Arras.
  • Les livres de Morale de nos grands-mères. Chez Archives et Culture.
  • Manuel d’instruction civique et morale – Cycle 3. Chez la Librairie des Ecoles.
  • Les vertus morales, armature de la vie chrétienne. Du père Garrigou-Lagrange.

Le voile et le vêtement décent

  • Le voile

Jésus Christ le demande à travers l’Ecriture sainte: Par Saint Paul « Toute femme qui prie ou prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête. Si une femme ne se voile pas la tête, qu’elle se coupe aussi les cheveux. »(I Cor. XI, 6)

L’Eglise l’exige par son Droit Canon N°1262 « Quand on assiste aux fonctions sacrées, les hommes doivent être tête nue et les femmes doivent avoir la tête couverte et être vêtues modestement, surtout quand elles s’approchent de la sainte table. »

Les Papes y obligent: saint Lin a défendu aux femmes d’entrer dans l’église sans avoir la tête couverte d’un voile, ce que Saint Pierre avait aussi défendu. Le voile se met avant d’entrer dans l’église et s’enlève à la sortie.

On peut facilement comprendre que la femme aspire naturellement à faire valoir sa beauté qui s’exprime en partie par ses cheveux. La cacher à l’église, exprime une simplicité, une modestie (gardienne de la chasteté dit Pie XII), une humilité et une obéissance envers Dieu ainsi qu’une soumission volontaire à l’homme, le chef de la femme. Et une femme qui se dévoile, brise son mystère.

Le voile est l’expression de la chasteté féminine par excellence: à la première communion, un beau voile; à la communion solennelle, un long voile blanc; au mariage et à l’entrée dans la vie religieuse, un très long voile blanc. C’est un signe de révérence envers la présence de Dieu dans l’hostie consacrée, elle répond à un besoin de mettre à part ce qui est sacré. Le voile de la mariée signifie qu’elle se met sous l’autorité de son mari, non pas qu’elle va lui obéir aveuglément comme une esclave, mais qu’elle se confie à lui, qu’elle lui fait confiance. La femme a cette mission cachée. Cet homme va l’aimer et la chérir, de la même façon que le Christ aime son Eglise, jusqu’à donner sa vie pour elle. Le voile de la mariée indique également leur promesse de fidélité et d’exclusivité. Par extension, le voile est un rappel visible de la relation entre l’Eglise et le Christ. Mettre un voile à la messe c’est aussi un rappel que Jésus-Christ est Notre-Seigneur, que l’on choisit de se mettre sous son autorité.

Saint Thomas d’Aquin l’explique bien: si l’homme est la gloire de Dieu, il doit demeurer tête découverte dans la prière et les lieux saints, pour faire honneur à son Créateur. Si la femme est la gloire de l’homme, elle doit se voiler car en présence de Dieu, elle doit marquer son humilité, son obéissance et sa soumission vis-à-vis du divin, ainsi que sa modestie et chasteté vis-à-vis des hommes.

  • Le vêtement décent

Jésus-Christ le demande à travers l’Ecriture sainte: « Que la femme ne porte pas un vêtement masculin, ni l’homme un vêtement de femme: car celui qui agit ainsi est abominable devant Dieu » (Deutéronome XXII, 5).

Par nature, le pantalon moule le corps bien plus que ne le fait une jupe modeste. Cela est indécent et est occasion de chute pour le prochain, tout en étant inélégant. De plus, l’habit masculin employé par une femme: modifie la mentalité des femmes (veulent imiter les hommes dans le principe d’indépendance), tend à vicier les rapports entre l’homme et la femme (la diversité devient moins visible et la pudeur est enlevée), détruit facilement la dignité d’une mère face à ses enfants (perte de sa dignité et de son honneur).

La longueur de la jupe ou la robe doit couvrir les genoux en position assise, sans bras nus, ni décolletés (donc pas de mini-jupe, de robes longues fendues, de vêtements moulants, de vêtements transparents, de décolleté prononcé). Filles et femmes, prenez exemple sur Notre-Dame et vous serez vêtues modestement. Qu’elle est belle Notre-Dame! Sa beauté s’exprime surtout par ses vertus.

Le pape Pie XI a énoncé un critère de modestie: « On ne peut considérer comme étant décent un vêtement dont le décolletage dépasse la largeur de deux doigts au-dessous de la naissance du cou; un vêtement dont les manches ne descendent pas au moins jusqu’aux coudes, et qui descend à peine au-dessous des genoux. Indécents sont également les habits d’étoffe transparente… ».

« Quand on voit une femme en pantalon, ce n’est pas uniquement à telle personne qui s’habille de manière indigne qu’il faut penser, mais à l’humanité toute entière qui va vers un chaos qui sera atteint quand les femmes seront totalement assimilées aux hommes. Personne n’a intérêt à prêter la main à l’élaboration d’un avenir où règneront l’indéfini, l’ambigu, l’incomplet, et en définitive, le monstrueux » Cardinal Siri. « Le pantalon féminin s’inscrit dans une dynamique de remise en cause des mythes structurant les deux genres » et « Le pantalon a accompagné les mutations du genre, dans les deux derniers siècles » Histoire politique du pantalon de Christine Bard.

  « Dom Maréchaux n’hésitait pas à résumer en deux traits toute l’action pastorale du Père Emmanuel : le chapelet des hommes et la modestie des femmes »  (La modestie chrétienne, Editions du Sel). Et effectivement, si les hommes étaient pieux d’une piété qui nourrisse l’action, et les femmes modestes d’une modestie comprise, convaincue et sans compromis, tout serait sauvé, car ce serait le terreau fertile où pourrait s’épanouir la grâce sans obstacle. Car la vraie piété est l’humilité de l’homme en lui faisant mettre dans sa poche son orgueil masculin et la modestie est l’humilité de la femme en prenant à rebours sa coquetterie et en la rendant imitatrice de la Très Sainte Vierge Marie.

Je vous recommande chaudement cet article: ici, ainsi que tous les articles traitant de la modestie féminine et du voile du site Fide Post.

Les Blogs à consulter: Modestie Catholique, La femme catholique, Femme à part et Fide Post.

Les marques de vêtements que je recommande: Dainty Jewells, Femme à Part, Sézane, Comptoir des cotonniers, Uniqlo…

Source: site internet Modestie Catholique.com

Pour faire un peu d’histoire:

Source: site internet Modestie Catholique.com

Extrait du Petit Journal du 19 septembre 1920. Voici la légende de cette couverture de magazine de 1920: « A Cadix l’Evêque a publié un mandement interdisant aux femmes dont la poitrine et les bras ne sont pas entièrement couverts et qui portent des jupes courtes et des bas transparents d’entrer dans les églises. »

Voici donc ce qui il y a un siècle était jugé comme vêtement indécent par l’Eglise enseignante… Ce genre de tenue est pourtant considérée comme modeste et acceptée aujourd’hui dans nos milieux… On voit bien ici que nos standards en terme de décence et modestie ont changé et se délitent de plus en plus. Revenons à un vêtement sans compromis pour notre dignité.

On note tout à gauche au fond, dans la pénombre et la discrétion, une mère et sa fille, correctement voilées et habillées jusqu’aux pieds avec une attitude pleine de modestie, en opposition avec le style indiscret et indécent des arrivantes refoulées de l’église. Cela ne doit-il pas nous interpeller?

  • Comment concrètement faire de l’apostolat autour de vous?

Tout d’abord, s’habiller de manière décente, modeste, élégante et féminine. Etre propre et soignée dans votre hygiène, tenue, coiffure. Proposer à la personne en présence de prier avec vous: chapelet, bénédicités, prière du matin et du soir. Se voiler lors des prières et de la Sainte Messe. Proposer justement à la personne de venir à la messe avec vous et l’informer des horaires de Confessions si besoin. Avoir une attitude digne, joyeuse, discrète, mesurée, respectueuse, chaste dans ses paroles, bannir les médisances et sensibleries. Présenter à la personne des amis ou connaissances de paroisse sympathiques. Inviter Monsieur l’Abbé à un repas partagé avec la personne. Proposer de lui prêter des livres en lien avec la Foi ou la Morale.

  • Voici une magnifique lettre tirée du blog Femme à part que je vous retranscris ici:

Lettre d’un routier

Chère guide-aînée,

La beauté d’une femme me touche et me fascine tout à la fois. Je veux te dire dans cette lettre combien ta beauté intérieure compte beaucoup à mes yeux. Quand nous nous croisons, quand nous discutons, quand nous nous découvrons, ce n’est pas seulement à ton corps que je désire m’intéresser mais bien à toute ta personne. L’amitié avec toi, que tu sois cheftaine ou guide-aînée, est pour moi un trésor inestimable. Si précieux que je ne voudrais surtout pas le gâcher. J’ai besoin de toi pour devenir saint.

Tu sais en effet la profonde influence que tu exerces sur moi : un simple sourire et je me jetterai sans hésiter du haut du plongeoir, un seul regard admiratif et j’entrerai sans broncher dans l’eau froide de l’océan au printemps. À la suite de Guy de Larigaudie [1], je ne peux que t’inviter à exercer également cette influence dans le domaine de la pureté.

Tu dois savoir qu’il y a une différence entre toi et moi dans ce domaine. Les garçons ne sont pas plus vicieux que les filles ; cependant il nous faut faire des efforts souvent très importants et dont vous ne vous rendez certainement pas compte pour rester purs dans nos pensées. Par exemple, la vue d’un jeune homme dont le bermuda est trop court sera pour toi principalement une source d’amusement, alors que de mon côté, la vue d’une jolie jeune fille en mini-short avec un haut très serré éveillera facilement une pulsion sexuelle. Or, tu te souviens que « tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur » (Mt 5, 28). Tu me rendras donc un immense service si tu t’appliques à pratiquer la vertu de modestie, qu’on appelle aussi pudeur.

En 1941, Pie XII invitait les jeunes femmes à se soucier du regard que les hommes portent sur elles : « Oh ! Combien justement on a observé que si certaines chrétiennes soupçonnaient les tentations et les chutes qu’elles causent chez les autres par leurs toilettes et les familiarités auxquelles, dans leur légèreté, elles accordent si peu d’importance, elles s’épouvanteraient de leur responsabilité ! »

Cette pudeur à laquelle je t’appelle à mon tour est la gardienne naturelle de la chasteté, elle qui a tant de prix à mes yeux dans un monde où sa pratique relève souvent de l’héroïsme. La pudeur est donc en ce sens un moyen de pratiquer la charité envers les hommes en général, et envers moi et mes frères routiers en particulier, nous qui avons cet ardent désir de maîtriser notre cœur jeune, fragile et généreux. Tu peux nous faire confiance pour y parvenir ; ainsi, ta charité envers moi n’ira pas à l’encontre de ta féminité. Mettre ton corps en valeur, c’est glorifier notre Créateur : ce corps, il te l’a confié comme le temple de Son Esprit Saint.

Force est de reconnaître que l’exercice est pour toi des plus périlleux : être belle sans être source de tentation est un juste équilibre à conquérir. La Vierge Marie est pour toi un modèle de perfection : aurait-elle pu porter tel ou tel vêtement, avoir telle ou telle attitude ? À Fatima, au début du XXe siècle, elle a révélé à la bienheureuse Jacinthe : « Certaines modes seront lancées et offenseront gravement mon Fils. » Voilà une bonne raison d’avoir une attitude sélective vis-à-vis de la mode.

Aie donc la bonté de nous épargner ce pantalon trop serré, cette jupe trop courte, ce décolleté trop ouvert ou encore ces vêtements trop transparents, car nous avons du mal à en détacher notre regard. Le jeu en vaut la chandelle : « Une femme pudique est une double grâce » (Si 26,15) et je te promets que tes efforts porteront du fruit.

Ta pureté peut réellement illuminer ma vie. Je crois fermement que nous avons beaucoup à nous apprendre et que nous pouvons être l’un pour l’autre non pas source de faute mais bien d’enrichissement. Osons la sainteté ensemble.

Benoît H. Perrin, Clé de feu, numéro 58 (octobre 2009), p. 18-20.

  • Enfin je terminerais par une phrase entendue il y a peu de temps: Mesdames, Mesdemoiselles, ne courrez pas après un homme, courrez après la présence de Dieu.

Mesdemoiselles, 8 signes que votre prince charmant n’est pas le bon!

Article inspiré d’une vidéo forte intéressante qui permettra à nombres de naïves demoiselles de ne pas se laisser leurrer et duper par les apparences et leurs vives émotions. Nous sommes dans un monde où le culte de la médiocrité domine et malheureusement il existe de plus en plus d’hommes empreints de l’esprit du monde. Voici 8 signes qui vous indiquent une chose: la fuite!

  • Il s’attend et exige que vous pourvoyez autant que lui aux futurs dépenses du foyer. Il ne veut pas assumer son rôle d’homme qui doit travailler plus et fournir plus d’argent que la femme qui enfante, accouche, materne, allaite, se lève davantage la nuit, etc (en plus d’avoir plus de dépenses à effectuer en matière de soins, vêtements, hygiène…). Si en plus, il gagne moins que vous et refuse d’être l’unique salaire du foyer, il démontre clairement qu’il n’est pas généreux, ni pourvoyeur ni viril. Votre futur fiancé devrait trouver évident d’être celui qui travaille pour subvenir aux besoins de sa famille, et vous devriez choisir un homme qui gagne plus que vous.
  • S’il vous fait sentir comme bizarre, folle, à côté de la plaque lorsque vous attendez de lui de l’engagement.
  • S’il est instable, déloyal, inconstant, qu’il vous ignore, voire qu’il est infidèle. Si vous n’êtes pas sa priorité: partez.
  • S’il manque de profondeur, de culture et d’intelligence. S’il ne s’intéresse qu’au foot, aux voitures et à Netflix: passez votre chemin. Choisissez un homme au moins aussi cultivé, curieux et intelligent que vous. Toujours!
  • S’il n’est pas gentleman, et qu’il manque cruellement de savoir-vivre, de courtoisie, de bienséance.
  • S’il vous manipule: il se fait passer pour une victime, il se trouve toujours des excuses, déforme la réalité à son avantage…
  • S’il a encore son mode de vie d’étudiant: soirée alcoolisée en boite de nuit tous les weekends avec les copains, sans jamais vous inviter.
  • S’il n’a aucune droiture morale et qu’il préfère faire preuve de bassesse pour arriver à ses fins (qui sont toujours égoïstes, peu nobles, voire honteuses).

A quoi ça sert de prier?

  • La prière est ce qui nous permet de nous élever jusqu’à Dieu (et non pas Le faire descendre à nous), de nourrir notre vie intérieure, de se consacrer à Lui et d’entrer en quelque sorte dans Son royaume. Nous recevons aussi beaucoup de grâces. Nous pouvons Lui offrir des intentions et demander conseil pour faire au mieux Sa volonté. Il n’y a pas de vie spirituelle sans prière, celle-ci est la base de la relation qu’à l’individu avec son Créateur.

Comment prier? Voici quelques pistes de réflexions:

  • Voici les 7 résolutions que les enfants du catéchisme ont prises samedi dernier pour le temps de vacances. Pourquoi ne pas imiter ces points importants qui nous permettront de passer de bonnes vacances chrétiennes ! 

1- Lire au moins 10 pages une lecture spirituelle (ou plus !) (vie d’un saint, une page d’évangile, etc…)
2- Prier le chapelet (5 dizaines) tous les jours + 3 fois l’Angelus et bien sûr, ne jamais oublier la prière du matin et du soir.
3- Ne pas regarder de films sauf des films très catholiques (genre : « le jubilé de Pontmain », « Il suffit d’aimer » (vie de ste Bernadette Soubirous), et quelques rares autres. Je prépare quelques films fixes de vie de saints.

4- Au moins un vrai sacrifice par jour en aidant la famille.
5- Assister à la messe quotidiennement si possible + lire le saint du jour. Au moins les communions des 1ers vendredis et 1ers samedis du mois.
6- Être apôtre, d’abord par l’exemple, puis par la parole et enfin en distribuant des médailles miraculeuses.
7- Garder l’union avec le Bon Dieu (confessions tous les 15 jours).

  • Je vous mets en lien un article sur la prière : ici

  • Voici un extrait de la newsletter de Femme à part que je mets ici:

Le plus important, à mes yeux, est de commencer la journée sous le regard du bon Dieu, et de la terminer de la même façon. Dès que vous vous réveillez, et avant même de poser le pied par terre, vous pouvez par exemple faire un signe de Croix, et offrir votre journée à Dieu. Dès que vous serez davantage éveillée, vous pourrez faire une prière en bonne et due forme : dire au bon Dieu que vous l’aimez, prendre de bonnes résolutions, demander au Saint Esprit de vous éclairer, confier les personnes qui vous sont chères, etc.  Dans cet article du blog, je vous avais parlé de l’oraison ou méditation. Cet exercice est très bénéfique pour toute âme, et l’on peut commencer par 2 minutes, puis 4, puis 10. Pour bien méditer, il est important d’être au calme, et de ne pas avoir l’esprit encombré par trop de soucis, et notre imagination qui galope partout. Il peut donc être plus simple de faire oraison dès le matin, afin d’être dans les meilleures conditions possibles et d’en tirer de bons fruits pour votre âme. Au cours de la journée, vous pouvez aussi trouver un moment calme pour réciter votre chapelet. Enfin, et je l’ai déjà mentionné, il est bon de conclure la journée en la mettant sous le regard du bon Dieu et en faisant un examen de conscience approfondi.

Au cours de la journée, il est possible de mettre en place de bonnes habitudes qui vont nous rapprocher de Dieu et du Ciel, même si nous sommes pris par nos occupations quotidiennes. Il y a ce que l’on appelle les prières jaculatoires, qui consistent en quelques mots ou phrases que l’on adresse à Dieu au cours de la journée : « Mon Dieu, je vous aime », « Cœur de Jésus, j’ai confiance en Vous » ou encore « Ô ma mère du Ciel, aidez-moi à rester pure comme vous ». Vous pouvez également réciter votre Angélus à 7h, à midi et à 19h. Sans oublier les prières avant et après les repas, mais aussi un temps de lecture spirituelle pour former votre âme et l’élever vers le Ciel. Vous trouverez des idées de lecture dans la bibliographie du blog.

Bien entendu, nous ne sommes pas des religieuses et nous ne pouvons pas être en prière en permanence, l’idée est juste de trouver de petites astuces pour être le plus souvent possible sous le regard de Dieu, et toujours sanctifier ce que nous faisons. Pensons à Lui offrir notre travail, nos occupations ménagères, nos difficultés, nos joies… Lorsque nous avons quelque chose d’important à faire, pensons à demander de l’aide à notre ange gardien également. Si nous passons devant une église, n’hésitons pas à aller y prier, ne serait-ce qu’une ou deux minutes.

  • Voici maintenant un article paru sur la page Facebook de Saint Nicolas du Chardonnet sur la prière du chapelet:

Le chapelet est une école maternelle, celle de la Vierge. Itinéraire spirituel des enfants de Dieu, on y apprend à redevenir de petits enfants, mais aussi à devenir de grands saints. Si nous suivons la Vierge dans les mystères du chapelet, nous saurons quelles vertus pratiquer et nous obtiendrons d’Elle la grâce de les pratiquer.

DANS LES MYSTÈRES JOYEUX, NOTRE-DAME DU ROSAIRE NOUS APPREND LES VERTUS CACHÉES. Dans l’Annonciation, la Mère de Dieu nous dévoile le fondement de l’édifice de la sainteté : c’est l’humilité. Dans la Visitation, après s’être remplie de Dieu, la Vierge Marie nous montre l’exemple de la ferveur, celle qui passe à l’action. Elle nous apprend que la charité où l’amour pour Dieu doit nécessairement s’épanouir l’amour pour le prochain. Dans le mystère de la Nativité, Notre-Dame nous apprend l’ascèse chrétienne. Jésus-Christ est l’unique nécessaire : il faut mépriser les choses de la terre et aimer les choses célestes. Dans le mystère de la Présentation au temple et de la Purification, notre bonne Mère du Ciel nous apprend à obéir aux commandements de Dieu, aux préceptes de l’Évangile, aux impératifs du devoir d’état. Elle nous rappelle que nous devons garder la pureté au milieu de ce monde corrompu. Dans le mystère du Recouvrement au temple, la Mère de Jésus nous apprend comment et où rechercher Dieu. Elle nous apprend à être aux affaires de notre Père céleste. Elle nous montre qu’il n’est pas toujours nécessaire de tout comprendre, puisqu’Elle n’a pas compris la réponse de Jésus.

DANS LES MYSTÈRES DOULOUREUX, NOTRE-DAME DU ROSAIRE NOUS INCULQUE LA VIE ASCÉTIQUE. Dans le mystère de l’Agonie, la Mère de Dieu nous invite à la contrition de nos péchés. Elle nous enseigne l’esprit de componction. Elle nous apprend comment nous comporter dans les désolations. Dans le mystère de la Flagellation, la Vierge Marie nous montre en quel état nos péchés de sensualité ont mis Jésus, c’est-à-dire les péchés que nous faisons avec notre corps et avec nos sens. Elle nous apprend la mortification chrétienne qui réduit le vieil homme à la puissance d’un mort.Dans le mystère du Couronnement d’épines, Notre-Dame nous fait comprendre que la mortification des sens n’est possible que si l’on se mortifie l’esprit et le cœur : c’est la mortification intérieure.Dans le mystère du Portement de Croix, notre bonne Mère du Ciel nous apprend la patience dans les croix, c’est-à-dire dans les souffrances. Elle nous rappelle que, comme sur le chemin de la Croix, Elle est toujours présente pour nous consoler. Dans le mystère de la Crucifixion et de la mort de Jésus sur la Croix, la Mère du Sauveur nous rappelle qu’Elle est aussi notre Mère et que le sacrifice est au cœur de la vie chrétienne. C’est dans le sacrifice de la Messe, renouvellement non sanglant du Calvaire, qu’il faut puiser l’esprit de sacrifice.

DANS LES MYSTÈRES GLORIEUX, NOTRE-DAME DU ROSAIRE NOUS INVITE A ENTRER DANS LA VIE MYSTIQUE. Dans le mystère de la Résurrection, la Mère de Dieu nous rappelle que les enfants de lumière ne doivent pas se laisser guider par les yeux du corps dans la vie, mais doivent se conduire par les yeux de l’âme, c’est-à-dire les yeux de la foi grands ouverts. Dans le mystère de l’Ascension, la Vierge Marie oriente notre regard vers le Ciel, là où siège son divin Fils. Elle nous exhorte à compter sur la grâce et non sur nos propres forces, et nous donne ainsi l’espérance de parvenir au but : le Salut. Dans le mystère de la Pentecôte, Notre-Dame nous invite à correspondre aux inspirations du Saint-Esprit et à nous lancer dans la vie apostolique. Dans le mystère de l’Assomption, notre bonne Mère du Ciel nous exhorte à persévérer jusqu’à la fin pour La rejoindre dans le Ciel. Dans le mystère de son Couronnement au Ciel, la Mère de Jésus nous invite à La couronner dans nos cœurs par une véritable dévotion mariale.

Quelques leçons laissées par Mathilde Keller

Article tiré du site LaporteLatine:

Le 9 juin 1852, Émile Keller épousait Mathilde Humann. Ce mariage unissait deux âmes profondément chrétiennes et inaugurait cinquante-six ans d’existence commune, dont la solidité et l’harmonie reposaient avant tout sur l’amour de Dieu. En 1908, peu de temps après la mort de sa femme, Émile Keller écrivait à ses petits-enfants :

Après m’avoir donné une sainte mère, à laquelle je devais tant et qui jouissait de notre bonheur avec une tendresse désintéressée, Dieu m’avait choisi une compagne incomparable à qui je n’ai jamais connu un seul défaut et chez qui je n’ai jamais surpris, pendant de longues et laborieuses années, ni un mouvement d’impatience, ni un soupir de lassitude. Jamais le plus léger nuage ne troubla un seul instant l’azur limpide de notre union.

Mathilde écrivait, quant à elle, après trente ans de mariage :

Tout est fondu en nous, et il me semble que nous sommes le modèle parfait de cette union que Dieu a voulu réaliser dans le mariage chrétien. Nous pourrions être plus saints, je n’en doute pas, mais nous ne pourrions pas nous aimer plus tendrement.

C’est la fusion en Dieu de deux âmes qui fut le socle de cette famille privilégiée : « Quelle union que celle qui trouve son centre en Dieu, écrivait Mme Keller ; de loin comme de près, nous nous inspirons l’un l’autre, nous nous consultons et nous voulons aimer et servir Dieu avec la même âme. » Quatorze enfants furent la couronne de ce foyer. L’une d’elles racontera plus tard :

Notre bien-aimée mère faisait le charme de nos soirées de famille, sachant entretenir une conversation agréable à tous, s’intéressant aux travaux importants de notre père, aux grandes causes qu’il défendait ; se faisant raconter par ses fils les petits incidents de leur vie de collège, et présentant elle-même, comme une gracieuse gerbe, les petits faits de sa journée. Puis, nos parents se mettaient au piano, et presque chaque soir nous donnaient ainsi un petit concert classique. Les plus belles symphonies et les plus harmonieuses sonates passaient sous leurs doigts, et étaient l’écho de la délicieuse mélodie que chantaient, sans se lasser, les cœurs de nos parents tant aimés et ceux de leurs trop heureux enfants. De si douces journées ne pouvaient mieux se terminer que par la prière. « que vous rendrai-je, ô mon Dieu, pour tous ces bienfaits ? » C’était le merci que nous faisions tous ensemble monter jusqu’au ciel avant de nous séparer pour la nuit.

Témoignage d’Elisabeth Keller, en religion Mère Dominique de Jésus, supérieure de la Congrégation Dominicaine de Sainte Catherine de Sienne.

Quatre filles répondirent à l’appel de Dieu : trois chez les dominicaines – Marie, Cécile et Élisabeth, en religion mère Dominique de Jésus, supérieure de la congrégation Sainte-Catherine de Sienne, et une chez les Petites Sœurs des Pauvres, Marguerite.

Mais bien avant leurs enfants, dès 1857, les parents étaient entrés dans le tiers-ordre de saint Dominique, où ils avaient reçu les noms de frère Dominique et sœur Catherine. Ils y avaient été attirés d’abord par le père Besson, dominicain, rencontré à Rome, à Sainte-Sabine, lors de leur voyage de noces en Italie, puis, par l’amitié d’autres frères prêcheurs : Mgr Armanton, évêque de Mossoul (Irak), les pères Danzas, Chocarne et Balme. Mathilde Keller fit profession dans le tiers-ordre le 8 décembre 1858, entre les mains du père Chocarne, pendant que, de son côté, son mari faisait profession à la Fraternité des hommes.

(…)

L’opuscule familial, rédigé par Émile Keller, contient des extraits des lettres que lui adressait son épouse. Ils suffisent à montrer l’élévation d’âme de Mathilde :

Je crois que le bon Dieu, qui nous a accordé cette union si rare, veut qu’elle nous serve à mieux comprendre ce que nous devons être vis-à-vis de lui. Soyons ensemble pour lui ce que nous sommes l’un pour l’autre, c’est-à-dire un même cœur, une même volonté, un seul amour. Ce matin, je communierai pour toi. Quelle union que celle qui trouve son centre en Dieu ! N’est-ce pas aussi auprès de lui que nous sommes sûrs de n’être point séparés, que notre bonheur sera éternel ?

Nous marchons ensemble, et, pourvu que nous ayons toujours la même volonté d’aller au bon Dieu, il nous aidera, et, surtout, il ne nous fera pas arriver l’un sans l’autre ; car ce serait détruire l’union si complète qu’il a établie entre nous. Comme nous faisons peu de choses pour Jésus ! […]. Aussi, dans ta vie politique, travaille avant tout pour Dieu. Tu vas aux Carmes, je voudrais m’y agenouiller à côté de toi, mais je crois que, lors même que tu ne me vois pas, j’y viens prier avec toi. Nous nous retrouvons auprès de Notre-Seigneur, et nous lui demandons tous deux la même chose, son amour, l’amour de sa volonté, pour nous, pour nos enfants. Si nous le possédons réellement, nous serons paisibles au milieu des révolutions. Le monde s’agite tant, et pourquoi ? N’aie pas d’ambition, si ce n’est celle d’être au bon Dieu. Plus nous voudrons être des personnages importants, moins nous le serons dans la réalité ; car alors on se fait si facilement des illusions, on se crée des devoirs qui n’en sont pas. Quand même nous nous éteindrions à Saint-Nicolas, si nous avons su devenir des saints, qu’est-ce que cela fera ? »

(…)

Je voudrais faire sentir davantage à nos enfants que les vraies joies ont leur source ailleurs que dans le confortable et les plaisirs extérieurs. La vie à deux, avec la foi chrétienne qui domine les sacrifices mutuels, est, il me semble, le vrai but que Dieu se propose en rapprochant deux cœurs et deux âmes. Il faut se donner sans réserve l’un à l’autre, et marcher ensuite avec confiance sous le regard de Dieu.

Dieu peut faire un miracle, cher ami ; nous devons le lui demander et y croire ; mais en même temps, dès maintenant, acceptons toute sa volonté et croyons que dans la croix, il y a toujours une sève divine qui sanctifie. Dieu a été si bon pour nous qu’en retour, il nous demande de le regarder avant de nous regarder nous-mêmes. Et ces chers enfants qu’il nous a confiés et qui sont notre joie, nous ne les voulons que pour lui. Je ne sais pourquoi ta sainte mère m’est présente au cœur tout particulièrement ces jours-ci ; comme si elle venait consoler ma tristesse, et me dire que là-haut, nous comprendrions que Dieu est toujours bon, même dans la souffrance qu’il envoie.

(…)

L’art d’accompagner

J’apprécie énormément ce mot depuis que je suis maman: accompagner.

  • Accompagner au sommeil, rester présente, câliner, rassurer, au lieu de laisser pleurer le bébé et lui demander de se débrouiller tout seul.
  • Accompagner dans l’apprentissage de se nourrir en permettant à l’enfant de malaxer, de pétrir, de sucer sa nourriture et d’en mettre partout.
  • Accompagner à comprendre et à accueillir une émotion en lui permettant de l’exprimer, en la nommant, en rassurant l’enfant.
  • Accompagner à chaque moment de la vie et lui faire sentir qu’il pourra toujours compter sur sa famille.

Accompagner est finalement la mise en pratique de l’amour et de l’engagement que l’on prend envers quelqu’un.

  • Accompagner une amie qui passe une période difficile en étant présente pour elle, en l’écoutant, en lui rendant service et visite, en la conseillant si besoin.
  • Accompagner un époux dans sa réussite professionnelle en l’encourageant, en le soutenant, en faisant en sorte de ne pas peser dans des moments cruciaux pour lui…
  • Accompagner un parent en fin de vie dans ce moment important en étant présente, à l’écoute de ses besoins et rassurante.
  • Accompagner une soeur qui s’apprête à se fiancer dans cette période vulnérable et euphorique.
  • Accompagner un patient dans son processus de guérison et d’introspection.

Selon internet, « accompagner » c’est:

  1. Se joindre à (qqn) pour aller où il va en même temps que lui. Elle l’accompagne partout.
    • PAR EXTENSION: Soutenir, assister (qqn). Accompagner les malades.
  2. (CHOSES) S’ajouter à, aller avec.Les légumes qui accompagnent une viande.
  3. Jouer avec (un musicien, un chanteur) une partie pour soutenir sa mélodie.

Il y a une notion dans l’accompagnement que je trouve très douce, très belle, généreuse, féminine, empathique, charitable, qui fait appel au dévouement, à l’attention portée à l’autre, sans pour autant s’oublier et se sacrifier. Tout simplement proposer à l’autre de l’accompagner là où il est pour aller là où il souhaite se rendre.

L’importance de la dignité

La notion de dignité humaine présente des dimensions multiples, au niveau philosophiques, religieuses, et juridiques. Selon le philosophe allemand Emmanuel Kant, la dignité est le fait que la personne ne doit jamais être traitée seulement comme un moyen, mais toujours aussi comme une fin en soi. Une autre définition est utilisée en particulier dans le champ de la bioéthique, elle fait référence à une qualité qui serait liée à l’essence même de tout être humain ce qui expliquerait qu’elle soit la même pour tous et qu’elle n’admette pas de degré. Selon le philosophe Paul Ricœur, cette notion renvoie à l’idée que « quelque chose est dû à l’être humain du fait qu’il est humain ». Prise en ce sens, cela signifie que toute personne mérite un respect inconditionnel, quels que soient l’âge, le sexe, la santé physique ou mentale, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle, la religion, la condition sociale ou l’origine ethnique de l’individu en question.

La dignité comme moyen de devenir Homme. Il y a tant de personnes qui sombrent dans la dépression, le désespoir, l’aigreur, la haine, le vice par manque total de dignité et de respect pour elles-mêmes. Certaines se suicident car elles ne pensent même pas être dignes de vivre! Ce sentiment d’indignité est tellement fort chez ces gens qu’ils ne pensent qu’au néant, à la mort. Nous sommes tellement dans l’aire du jetable, du facile, de l’impudicité, de la médisance, de l’égoïsme que se mettre au service de Dieu et prendre conscience de la dignité spéciale inhérente à l’Homme devient quasiment impossible. La société devient violente, immorale, impudique, irresponsable, irrespectueuse voire meurtrière. Sans dignité, on considère autrui comme une marchandise et cela peut aller très loin. Toute dignité est bafouée, jusque dans les familles et dans le coeurs des enfants.

Oui, vous êtes aimé, vous êtes une personne digne, vous avez une valeur immense auprès de Dieu. Votre existence est noble, a un sens et est appréciée. Vous êtes digne d’être quelqu’un de bien, de respectée, digne de réussir, d’avoir votre place. Prenez la place qui vous est du: ni trop peu ni trop. Mettez vous sous le regard de Dieu et redorez votre blason d’Homme digne sous celui-ci.

La dignité est inhérente à tout enfant de Dieu. L’homme privé de Dieu devient animal et est prisonnier de ses pires penchants: orgueil, vanité, égoïsme, impudicité, manque de chasteté, avarice, infidélité… A cause du péché originel qui nous a blessé au plus profond de notre dignité, l’homme est en proie à la chute s’il s’éloigne de la vie de Dieu. Les Saints étaient peut-être ceux qui avaient le plus conscience de la dignité de l’homme au regard de Dieu, et cette noblesse immense les a poussée à la sainteté. La sainteté serait donc la conséquence d’une conscience éclairée de la dignité de l’Homme, ce qu’elle implique et exige.

La femme qui se voile en présence du Saint Sacrement a conscience de sa dignité: tout ce qui est sacré est voilé. En temps que proche collaboratrice de Dieu dans le don de la vie, la maternité, la femme a une mission cachée et sacrée. Une femme qui se drape du manteau du Christ et imite la Sainte Vierge arborera une tenue décente et qui imagera le voile des grands mystères (la robe longue, la jupe, le voile, les cheveux longs…). Elle traitera ses enfants avec la dignité qui leur est du: des adultes en puissance, dans le respect de leur intégrité physique et leur dignité. Mais aussi des petits saints de part leur baptême. Elle les éduquera donc sans les violenter, les accompagnera en leur montrant l’exemple, en les conseillant, en étant douce, bienveillante et ferme. La femme consacrera l’amour qu’elle porte à son mari à Dieu, la sensiblerie et l’orgueil n’y auront plus leur place mais une grande dignité dans les sentiments, ainsi qu’une mise au service de soi pour que l’autre trouve sa plénitude en Dieu s’installera.

S’il n’y a qu’une valeur à transmettre à ses enfants c’est la dignité car tout découle de celle-ci.

Ce que sont les conséquences d’une dignité mise en pratique: de la décence et de l’élégance dans les tenues, de la féminité modeste chez les femmes, de la virilité protectrice chez les hommes, de la courtoisie, de la bienséance, du savoir-vivre, un langage élaboré, une posture droite et honnête, une attitude sereine et assurée, une paix et une joie de vivre se mêlant au grave soucis de son âme (et celle de son prochain), un respect pour la Création de Dieu et des êtres qui la compose.

Il n’est alors plus question de faire le clown, de vouloir plaire, de singer une idole, de stresser pour tout un tas de considérations secondaires… Votre conscience de votre valeur ne vous inquiète plus, votre dignité vous habille, votre paix repose en Dieu.

Le jour où vous prenez réellement conscience de l’âme éminemment digne qui vous habite, que votre corps est un temple sacré et que tout votre être est aimé et connu de Dieu: toute votre vie change. Les choses ne sont plus un jeu, ni à la merci du hasard, des modes, des passions. La vie prend toute sa grandeur, sa noblesse et son sens. Les choses ont du gout et tout est ordonné. La paix s’installe, les questionnements cessent, l’évidence du mystère divin demeure. La route est ouverte: celle de se mettre au service de Dieu et des autres, avec charité, foi, espérance, et dignité.

Voilà pourquoi être catholique: pour redonner la dignité à l’Homme, celle qu’il a perdu après le péché originel et qu’il tend à perdre dès qu’il s’éloigne de Dieu.

Ainsi, le baptême confère à celui qui le reçoit la grâce de la purification de tous les péchés, lui redonnant sa dignité d’enfant de Dieu. Cependant, le baptisé doit continuer à lutter contre la concupiscence de la chair et les convoitises désordonnées. Avec la grâce de Dieu, il y parvient:

  • Par la vertu et le don de chasteté, car la chasteté permet d’aimer d’un coeur droit et sans partage;
  • Par la pureté d’intention qui consiste à viser la fin véritable de l’homme: d’un oeil simple, le Baptisé cherche à trouver et à accomplir en toute chose la volonté de Dieu.
  • Par la pureté du regard extérieur et intérieur; par la discipline des sentiments et de l’imagination ; par le refus de toute complaisance dans les pensées impures qui inclinent à se détourner de la voie des commandements divins: « la vue éveille la passion chez les insensés » (Sg 15,5).
  • Par la prière!
  • La pureté demande la pudeur (d’où la nécessité de se vêtir avec décence). Celle-ci est une partie intégrante de la tempérance. La pudeur préserve l’intimité de la personne. Elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché. Elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité des personnes et de leur union.

Et pour finir, la dignité que nous donne Dieu et sa grâce découle de l’amour immense qu’Il a pour nous. Si vous souhaitez visualiser l’image la plus parfaite de l’Amour, ne vous tournez pas vers une image de couple romantique lors d’un diner aux chandelles, mais vers le Christ crucifié sur sa croix. Il s’est donné pour racheter l’humanité entière: il s’est sacrifié par amour. L’amour, ce n’est pas la passion ou le sentiment romantique, c’est ce que l’on bâtit et construit ensemble. L’amour ce sont les sacrifices que l’on va faire pour l’autre, pour son bien et son salut éternel.

Coeur Sacré de Jésus, j’ai confiance en Vous.

Réflexions avec un prêtre

  • L’homme est poussé de part sa nature, à se donner à l’extérieur de son foyer: il deviendra militaire pour se donner à son pays, il deviendra prêtre pour se donner à Dieu et à l’Eglise, il deviendra chef d’entreprise pour se donner à un but qui le dépasse, il deviendra un salarié dédié à la réussite de son entreprise… Il cherche la reconnaissance et la gloire en se donnant de cette manière là.
  • La femme, elle, souhaite se donner à l’intérieur du foyer. Elle souhaite de tout son coeur se donner à un homme, à ses enfants et son foyer. Elle est prête à autant de sacrifices que l’homme tout en sachant qu’elle en retirera moins de gloire. C’est un sacerdoce du coeur.
  • Messieurs, dites à votre femme que vous l’aimez et serrez la dans vos bras très fort. Une femme désire être aimée et protégée.
  • Mesdames, dites à votre homme combien vous êtes admirative de tout ce qu’il fait à l’extérieur de la maison, laissez-lui son entière liberté pour qu’il revienne ensuite victorieux. Faites-lui des compliments et soyez heureuse de sa présence.
  • Il pourrait y avoir des conséquences négatives s’il y a manquements ou déséquilibres: un papa qui ne prend pas ses filles dans ses bras, qui ne leur dit pas qu’il les aime et qu’elles sont belles; ces mêmes filles iraient certainement chercher au moment de l’adolescence l’amour et la sécurité affective qu’elles n’ont pas reçues dans les bras d’un jeune homme. Une femme qui méprise son mari et qui lui reproche de trop s’investir en dehors du foyer aurait pour conséquence l’absence encore plus accentuée du mari en question. Un mari qui chercherait non seulement à se donner à son travail mais aussi à trouver de l’affection en dehors du foyer serait déloyal et infidèle. Un homme qui ne sait pas donner aussi à l’intérieur de son foyer serait une coquille vide, en constante recherche de ce qu’il lui manque. Il ne saurait pas voir qu’il a un trésor sous les yeux et qu’il faut continuer à chérir ce que l’on possède au lieu de s’en lasser et de vouloir aller voir ailleurs. Certains méprisent la vie de foyer et de famille au profit de leur vie professionnel. Il s’en suit très souvent une séparation et des enfants blessés du manque cruel d’investissement parental. De même, une femme qui cantonne sa vie uniquement à son foyer serait isolée et seule. Elle doit aussi en sortir pour se donner à la communauté (paroisse, école, commune, voisinage, et même faire un métier en adéquation avec sa nature). En tout chose, il faut chercher l’équilibre. Certes, un homme doit se donner à l’extérieur de son foyer, mais il doit chercher la reconnaissance et la récompense de ses efforts auprès de Dieu et de son foyer (notamment sa femme et l’aimer en retour). Avec constance, loyauté et fidélité. Dans le cas contraire, il y a un grand danger pour l’intégrité du couple, et de la famille.
  • Cela vient éclairer le rôle très important de la mère auprès de ses fils: celui de les féliciter, de les encourager, de les aimer. Dans le cas contraire, l’enfant apprendra à tord, que l’intérieur du foyer ne peut le satisfaire puisqu’il n’est pas aimé ou félicité comme il en aurait besoin. Il cherchera donc toute sa vie des preuves de reconnaissance extérieures et ne sera pas satisfait de l’amour que pourra lui donner sa femme (qu’il associera inconsciemment à l’amour que lui portait sa mère). Mesdames, soyez donc attentives à la relation qu’entretient votre fiancé avec sa mère, ainsi qu’aux relations qu’entretiennent les parents ensemble, en plus d’être attentive à la façon dont le père traite la mère… S’il y a déséquilibre quelque part et que le fiancé n’en a pas conscience, et qu’il n’a pas fait un travail là-dessus, cela se répercutera sur votre futur couple.