L’éducation des garçons

Je vous redirige également vers les articles: Le rôle décisif du père dans l’éducation des enfants, ainsi que Etre un « homme bien ».

Voici un sujet d’une importance capitale : faire de nos petits garçons des hommes. Mais de quels hommes parle-t-on? Quelles sont les valeurs que nous voulons leur transmettre? Tachons en premier lieu de dresser un portrait de l’objectif à atteindre:

Il y a quelque chose dans la virilité de beau, de grandiose, de noble, et qui nous rappelle que l’homme est la gloire de Dieu. En effet, Dieu a créé une hiérarchie dans Sa Création, et l’homme en occupe la première place. Il est la tête, celui qui dirige, et il incarne dans son foyer à la fois la figure du roi, du prêtre et de Dieu.

Un homme vraiment viril doit être respecté et inspirer le respect de par son attitude pleine d’autorité naturelle, sa façon de parler, de se tenir, de se mouvoir. Il doit être craint car il est à l’image de Dieu et du Roi dans son foyer: celui qui fait autorité et qui peut châtier. Il doit avoir un sens moral fort, avec de nobles valeurs. Il doit incarner dans tout son être l’ordre, la droiture, la raison, mais aussi la piété. Et non pas: l’égoïsme, le carriérisme par orgueil, la lâcheté, la désertion, la bassesse, la grossièreté, la bouffonnerie, l’irrespect, la légèreté, l’anarchisme. Parallèlement, il doit aussi être admiré et aimé pour son grand coeur, sa miséricorde et ses actions de service. Attention, faire autorité et commander, ce n’est jamais: écraser les autres, rabaisser pour mieux s’élever, minorer autrui. Au contraire, c’est aider autrui à se maitriser pour mieux s’élever. C’est anoblir, guider, rectifier un comportement par charité envers la personne. C’est l’aider à se perfectionner en vue de se sanctifier et de plaire à Dieu. L’homme est au service de la hiérarchie divine pour que tous ceux qui lui sont confiés puissent aller au Ciel.

De son côté, la femme doit être douce, féminine, soumise, patiente, aimante, celle qui créé des ponts et du dialogue, celle qui est prompt à pardonner. C’est le « yin » et le « yang » parfait qui fait des couples solides et des enfants heureux, équilibrés et sécurisés. Ainsi, dans la femme, il doit y avoir une pointe de virilité: droiture, fermeté, prise de décisions, actions. Dans l’homme, il doit y avoir une pointe de féminité: sens de l’écoute, empathie, délicatesse, communication. Au final, tout doit être fondu entre l’homme et la femme malgré leur antagonisme. Il y a une complémentarité parfaite, voulue par Dieu. Bien-sûr, le moins de frictions il y a dans les caractères, les valeurs, les postures, le mieux se porte les couples. C’est pour ces grandes différences qu’il est épuisant pour une maman célibataire de porter les deux casquettes: parce qu’elle doit aussi jouer le rôle de l’homme.

La femme a la capacité à absorber ce qu’elle reçoit de son mari, à l’internaliser et à le renvoyer. Et parfois, la femme, tel un miroir, renvoie à l’homme son incompétence. C’est pour cela que beaucoup d’hommes finissent malheureusement par détester leur femme: c’est parce qu’ils détestent en réalité l’image de l’homme qu’elle leur renvoie. Ainsi, si vous voulez connaitre la qualité d’un homme, regardez sa femme (si celle-ci n’est pas touchée par l’esprit du monde): est-elle heureuse et souriante? Douce et apaisée? Féminine et soumise? Car aujourd’hui, aucune ne vous le dira mais les femmes ont un puissant désir d’être soumise à un homme. Dans le sens noble du terme: un homme en mission auprès de Dieu trouvera une femme désirant être en « sous-mission » pour l’aider dans ce dessein. Elle ne pourra qu’être plus heureuse d’aider l’homme qu’elle aime, respecte et craint (dans une saine mesure) à accomplir son devoir noble et divin. Elle le craint non pas parce qu’il serait violent ou abusif, elle n’est pas soumise parce qu’elle serait son esclave; non, elle le craint car elle craint Dieu et connait la dignité particulière que Dieu a mis en l’homme: celui de diriger, de guider, de protéger et de pourvoir. Voilà des notions à bien comprendre pour ne pas faire d’erreurs par mauvaise interprétation.

De votre côté, Mesdames, cessez de vouloir tout contrôler, de corriger sans cesse votre mari et de vérifier derrière lui. Laissez-le diriger, avoir le dernier mot et faire à sa manière. Molestez-vous de ce poids et lâchez prise. Parfois un homme a besoin qu’on lui rappelle ses devoirs. Faites-le subtilement en lui rappelant combien son rôle est important: « Merci de m’avoir rendu service hier; J’ai beaucoup apprécié que tu restes ferme dans tes principes face à un tel; J’admire ta force et ton courage au quotidien… etc. »

La bonne nouvelle est que tous les hommes (qui ont soif de grandeur, de réussite, de reconnaissance) n’ont pas besoin d’être directeur d’une multinationale ou d’avoir créer le futur vaisseau spatiale de la NASA pour être un homme, un vrai. Reprenez confiance en vous Messieurs! Nul besoin non plus, d’être un super-héros sorti d’un film américain, ni en avoir le physique pour « valoir » quelque chose auprès de votre famille. Avec ce regard traditionnel, n’oubliez jamais qu’aux yeux de vos enfants et de votre femme, vous êtes la figure de l’autorité, du Roi et de Dieu. Si vous voulez changer le monde Messieurs, incarnez l’homme noble, digne, cet homme de Bien, cet homme de Dieu, cet homme viril dont nous venons de parler. Vous ferez beaucoup de bien autour de vous. Mettez vous entièrement au service de ceux qui vont sont confiés avec dignité et humilité, pour faire respecter l’ordre voulu par Dieu.

Ainsi, toute l’éducation des garçons doit tendre dans ce sens:

  • Etre pieux, mettre sa Foi au centre de sa vie, craindre Notre Seigneur, faire Sa Volonté, prier et lire de saintes lectures.
  • Etre viril : avoir le gout de l’engagement, de l’effort, du travail, se mettre au service avant de vouloir être reconnu, protéger, savoir prendre des décisions, faire preuve de leadership. Le but est de l’imprégner complètement de sa dignité d’homme, des devoirs et responsabilités qui lui incomberont, de sa mission de chef et ce, quelque soit son milieu social, son futur métier.
  • Travailler son intelligence relationnelle: écouter, communiquer, savoir coopérer, avoir de l’empathie. Ne pas être une tête qui prend des décisions sans consulter le reste du corps: sa famille.

Concrètement, quelques pistes de réflexions:

  • En parler, expliquer, éduquer: la première chose, c’est de commencer à leur parler de ce qu’ils sont appelés à devenir (quelque soit la vocation, la dignité, les devoirs et la virilité de l’homme ne changent pas). Combien de parents ne pensent plus à expliquer les choses aux petits enfants? Certains arrivent à 18 ans sans jamais avoir entendu parler des rôles immensément importants du père de famille et de celui du prêtre. C’est peut-être rare dans le milieu de la Tradition, mais communiquer avec son enfant est la base d’une bonne éducation. Il convient de lui parler de Dieu, et de ne pas se reposer uniquement sur le Catéchisme. Ne pas négliger l’éducation affective au moment de l’adolescence pour répondre aux nouvelles questions qui surgissent, et être toujours prêt à guider et conseiller le jeune homme durant ces moments troublants. Il y a tellement de sujets à évoquer avec ses enfants qu’il ne faut pas être avare de petites causeries avec eux, et ne pas les laisser sans réponse.
  • Montrer l’exemple: c’est primordial, si vous voulez que vos enfants aient le gout pour la lecture: lisez devant eux, racontez-leur une histoire chaque soir, allez avec eux à la bibliothèque… De même dans votre façon de parler, de vous tenir à table, vos activités au quotidien, l’enfant absorbera tout de ce qu’il verra de vous et de son environnement.
  • Servant de messe: quoi de plus gratifiant pour un enfant que de participer à la messe en aidant Monsieur l’Abbé à l’autel, en étant au premier rang? Cela permet un engagement fort, et donc une meilleure compréhension du déroulé de la Sainte Messe. Cela nourrit la Foi mais aussi l’humilité de part l’attitude et les génuflexions répétées des servants de messe.
  • Choisir une école: une évidence peut-être, mais il semble que le hors-contrat fournisse désormais la seule solution à une bonne éducation. Ou alors l’école à la maison?
  • Réintroduire des cours de morale et de savoir-vivre: ceci était monnaie courante avant les années 1950 à l’école. Les enfants commençaient chaque journée de classe en apprenant à bien se comporter, se tenir, se présenter, etc. N’hésitez pas à le faire en famille.
  • Scoutisme: une école de la vie, de débrouillardise, qui apprend à l’enfant à se détacher du cadre confortable du foyer et de l’école pour s’autonomiser en pleine nature.
  • Le jeu des émotions: savoir reconnaitre, nommer et verbaliser ses émotions est important pour désamorcer des colères, des conflits. Et ceci lui sera toujours utile dans la future communication qu’il aura avec son épouse: un homme n’est pas forcément handicapé des émotions!
  • Vivre en pleine nature: vivre à la campagne est gage de meilleure santé pour les enfants. L’air frais, les grands espaces, le cadre de la nature sont des ravissements que nous ôtent la ville.
  • Bannir la télé, les dessins animés, bon nombre de films, les jeux vidéos: choisissez avec attention ce que vous diffusez aux enfants, ils ont tendance à s’imprégner facilement du virtuel.
  • Donner le gout des belles choses: faire du tourisme, entrer dans nos belles églises de France, donner le gout du patrimoine à préserver et protéger, explorer les régions de France, leur faire découvrir l’art classique (musique, peintures, châteaux).
  • Sport en club: pour développer le physique mais forger le caractère (tournois de rugby, compétitions d’athlétisme, et pourquoi pas self-défense?)
  • Le sujet du téléphone portable: certains sont partisans du « zéro portable avant 18 ans », sauf que si votre enfant quitte le domicile familial au même âge pour faire des études, vous le laisserez seul avec ce nouvel outils dans ce vaste monde. Je pense qu’il vaut mieux l’introduire lorsqu’il est encore à la maison: soit vers 16-17 ans. Lui expliquer et le mettre en garde, limiter la durée, etc.
  • L’alimentation et filtrer son eau: filtrer l’eau du robinet aujourd’hui devient nécessaire pour éliminer tous les résidus de pilules contraceptives qu’on y trouve et qui féminisent les hommes (en plus des résidus d’antibiotiques, de pesticides, fongicides, des métaux lourds, des micro-plastiques, des virus et bactéries). Pour ma part, j’utilise le filtre Berkey. Pour l’alimentation, privilégiez le fait-maison et bannissez le plus possible les produits industriels.
  • Camp de cadres et pèlerinages: encouragez le jeune-homme à continuer son éducation via des camps, des conférences, en plus de ses lectures personnelles. Il pourra nouer de fidèles amitiés et continuer à sortir de sa zone de confort. Encouragez-le à pèleriner et à toujours rester actif dans les démonstrations de sa Foi.

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