Le voile et le vêtement décent

  • Le voile

Jésus Christ le demande à travers l’Ecriture sainte: Par Saint Paul « Toute femme qui prie ou prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête. Si une femme ne se voile pas la tête, qu’elle se coupe aussi les cheveux. »(I Cor. XI, 6)

L’Eglise l’exige par son Droit Canon N°1262 « Quand on assiste aux fonctions sacrées, les hommes doivent être tête nue et les femmes doivent avoir la tête couverte et être vêtues modestement, surtout quand elles s’approchent de la sainte table. »

Les Papes y obligent: saint Lin a défendu aux femmes d’entrer dans l’église sans avoir la tête couverte d’un voile, ce que Saint Pierre avait aussi défendu. Le voile se met avant d’entrer dans l’église et s’enlève à la sortie.

On peut facilement comprendre que la femme aspire naturellement à faire valoir sa beauté qui s’exprime en partie par ses cheveux. La cacher à l’église, exprime une simplicité, une modestie (gardienne de la chasteté dit Pie XII), une humilité et une obéissance envers Dieu ainsi qu’une soumission volontaire à l’homme, le chef de la femme. Et une femme qui se dévoile, brise son mystère.

Le voile est l’expression de la chasteté féminine par excellence: à la première communion, un beau voile; à la communion solennelle, un long voile blanc; au mariage et à l’entrée dans la vie religieuse, un très long voile blanc. C’est un signe de révérence envers la présence de Dieu dans l’hostie consacrée, elle répond à un besoin de mettre à part ce qui est sacré. Le voile de la mariée signifie qu’elle se met sous l’autorité de son mari, non pas qu’elle va lui obéir aveuglément comme une esclave, mais qu’elle se confie à lui, qu’elle lui fait confiance. La femme a cette mission cachée. Cet homme va l’aimer et la chérir, de la même façon que le Christ aime son Eglise, jusqu’à donner sa vie pour elle. Le voile de la mariée indique également leur promesse de fidélité et d’exclusivité. Par extension, le voile est un rappel visible de la relation entre l’Eglise et le Christ. Mettre un voile à la messe c’est aussi un rappel que Jésus-Christ est Notre-Seigneur, que l’on choisit de se mettre sous son autorité.

Saint Thomas d’Aquin l’explique bien: si l’homme est la gloire de Dieu, il doit demeurer tête découverte dans la prière et les lieux saints, pour faire honneur à son Créateur. Si la femme est la gloire de l’homme, elle doit se voiler car en présence de Dieu, elle doit marquer son humilité, son obéissance et sa soumission vis-à-vis du divin, ainsi que sa modestie et chasteté vis-à-vis des hommes.

  • Le vêtement décent

Jésus-Christ le demande à travers l’Ecriture sainte: « Que la femme ne porte pas un vêtement masculin, ni l’homme un vêtement de femme: car celui qui agit ainsi est abominable devant Dieu » (Deutéronome XXII, 5).

Par nature, le pantalon moule le corps bien plus que ne le fait une jupe modeste. Cela est indécent et est occasion de chute pour le prochain, tout en étant inélégant. De plus, l’habit masculin employé par une femme: modifie la mentalité des femmes (veulent imiter les hommes dans le principe d’indépendance), tend à vicier les rapports entre l’homme et la femme (la diversité devient moins visible et la pudeur est enlevée), détruit facilement la dignité d’une mère face à ses enfants (perte de sa dignité et de son honneur).

La longueur de la jupe ou la robe doit couvrir les genoux en position assise, sans bras nus, ni décolletés (donc pas de mini-jupe, de robes longues fendues, de vêtements moulants, de vêtements transparents, de décolleté prononcé). Filles et femmes, prenez exemple sur Notre-Dame et vous serez vêtues modestement. Qu’elle est belle Notre-Dame! Sa beauté s’exprime surtout par ses vertus.

Le pape Pie XI a énoncé un critère de modestie: « On ne peut considérer comme étant décent un vêtement dont le décolletage dépasse la largeur de deux doigts au-dessous de la naissance du cou; un vêtement dont les manches ne descendent pas au moins jusqu’aux coudes, et qui descend à peine au-dessous des genoux. Indécents sont également les habits d’étoffe transparente… ».

« Quand on voit une femme en pantalon, ce n’est pas uniquement à telle personne qui s’habille de manière indigne qu’il faut penser, mais à l’humanité toute entière qui va vers un chaos qui sera atteint quand les femmes seront totalement assimilées aux hommes. Personne n’a intérêt à prêter la main à l’élaboration d’un avenir où règneront l’indéfini, l’ambigu, l’incomplet, et en définitive, le monstrueux » Cardinal Siri. « Le pantalon féminin s’inscrit dans une dynamique de remise en cause des mythes structurant les deux genres » et « Le pantalon a accompagné les mutations du genre, dans les deux derniers siècles » Histoire politique du pantalon de Christine Bard.

  « Dom Maréchaux n’hésitait pas à résumer en deux traits toute l’action pastorale du Père Emmanuel : le chapelet des hommes et la modestie des femmes »  (La modestie chrétienne, Editions du Sel). Et effectivement, si les hommes étaient pieux d’une piété qui nourrisse l’action, et les femmes modestes d’une modestie comprise, convaincue et sans compromis, tout serait sauvé, car ce serait le terreau fertile où pourrait s’épanouir la grâce sans obstacle. Car la vraie piété est l’humilité de l’homme en lui faisant mettre dans sa poche son orgueil masculin et la modestie est l’humilité de la femme en prenant à rebours sa coquetterie et en la rendant imitatrice de la Très Sainte Vierge Marie.

Je vous recommande chaudement cet article: ici, ainsi que tous les articles traitant de la modestie féminine et du voile du site Fide Post.

Les Blogs à consulter: Modestie Catholique, La femme catholique, Femme à part et Fide Post.

Les marques de vêtements que je recommande: Dainty Jewells, Femme à Part, Sézane, Comptoir des cotonniers, Uniqlo.

  • Comment concrètement faire de l’apostolat autour de vous?

Tout d’abord, s’habiller de manière décente, modeste, élégante et féminine. Etre propre et soignée dans votre hygiène, tenue, coiffure. Proposer à la personne en présence de prier avec vous: chapelet, bénédicités, prière du matin et du soir. Se voiler lors des prières et de la Sainte Messe. Proposer justement à la personne de venir à la messe avec vous et l’informer des horaires de Confessions si besoin. Avoir une attitude digne, joyeuse, discrète, mesurée, respectueuse, chaste dans ses paroles, bannir les médisances et sensibleries. Présenter à la personne des amis ou connaissances de paroisse sympathiques. Inviter Monsieur l’Abbé à un repas partagé avec la personne. Proposer de lui prêter des livres en lien avec la Foi ou la Morale.

  • Voici une magnifique lettre tirée du blog Femme à part que je vous retranscris ici:

Lettre d’un routier

Chère guide-aînée,

La beauté d’une femme me touche et me fascine tout à la fois. Je veux te dire dans cette lettre combien ta beauté intérieure compte beaucoup à mes yeux. Quand nous nous croisons, quand nous discutons, quand nous nous découvrons, ce n’est pas seulement à ton corps que je désire m’intéresser mais bien à toute ta personne. L’amitié avec toi, que tu sois cheftaine ou guide-aînée, est pour moi un trésor inestimable. Si précieux que je ne voudrais surtout pas le gâcher. J’ai besoin de toi pour devenir saint.

Tu sais en effet la profonde influence que tu exerces sur moi : un simple sourire et je me jetterai sans hésiter du haut du plongeoir, un seul regard admiratif et j’entrerai sans broncher dans l’eau froide de l’océan au printemps. À la suite de Guy de Larigaudie [1], je ne peux que t’inviter à exercer également cette influence dans le domaine de la pureté.

Tu dois savoir qu’il y a une différence entre toi et moi dans ce domaine. Les garçons ne sont pas plus vicieux que les filles ; cependant il nous faut faire des efforts souvent très importants et dont vous ne vous rendez certainement pas compte pour rester purs dans nos pensées. Par exemple, la vue d’un jeune homme dont le bermuda est trop court sera pour toi principalement une source d’amusement, alors que de mon côté, la vue d’une jolie jeune fille en mini-short avec un haut très serré éveillera facilement une pulsion sexuelle. Or, tu te souviens que « tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur » (Mt 5, 28). Tu me rendras donc un immense service si tu t’appliques à pratiquer la vertu de modestie, qu’on appelle aussi pudeur.

En 1941, Pie XII invitait les jeunes femmes à se soucier du regard que les hommes portent sur elles : « Oh ! Combien justement on a observé que si certaines chrétiennes soupçonnaient les tentations et les chutes qu’elles causent chez les autres par leurs toilettes et les familiarités auxquelles, dans leur légèreté, elles accordent si peu d’importance, elles s’épouvanteraient de leur responsabilité ! »

Cette pudeur à laquelle je t’appelle à mon tour est la gardienne naturelle de la chasteté, elle qui a tant de prix à mes yeux dans un monde où sa pratique relève souvent de l’héroïsme. La pudeur est donc en ce sens un moyen de pratiquer la charité envers les hommes en général, et envers moi et mes frères routiers en particulier, nous qui avons cet ardent désir de maîtriser notre cœur jeune, fragile et généreux. Tu peux nous faire confiance pour y parvenir ; ainsi, ta charité envers moi n’ira pas à l’encontre de ta féminité. Mettre ton corps en valeur, c’est glorifier notre Créateur : ce corps, il te l’a confié comme le temple de Son Esprit Saint.

Force est de reconnaître que l’exercice est pour toi des plus périlleux : être belle sans être source de tentation est un juste équilibre à conquérir. La Vierge Marie est pour toi un modèle de perfection : aurait-elle pu porter tel ou tel vêtement, avoir telle ou telle attitude ? À Fatima, au début du XXe siècle, elle a révélé à la bienheureuse Jacinthe : « Certaines modes seront lancées et offenseront gravement mon Fils. » Voilà une bonne raison d’avoir une attitude sélective vis-à-vis de la mode.

Aie donc la bonté de nous épargner ce pantalon trop serré, cette jupe trop courte, ce décolleté trop ouvert ou encore ces vêtements trop transparents, car nous avons du mal à en détacher notre regard. Le jeu en vaut la chandelle : « Une femme pudique est une double grâce » (Si 26,15) et je te promets que tes efforts porteront du fruit.

Ta pureté peut réellement illuminer ma vie. Je crois fermement que nous avons beaucoup à nous apprendre et que nous pouvons être l’un pour l’autre non pas source de faute mais bien d’enrichissement. Osons la sainteté ensemble.

Benoît H. Perrin, Clé de feu, numéro 58 (octobre 2009), p. 18-20.

  • Enfin je terminerais par une phrase entendue il y a peu de temps: Mesdames, Mesdemoiselles, ne courrez pas après un homme, courrez après la présence de Dieu.

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