Les étapes de l’accouchement

  • Durant le 9ème mois: bien manger, bien s’hydrater, dormir et se détendre. Puis on peut ressentir des contractions douloureuses, régulières durant quelques heures: c’est le pré-travail. Ça signe le fait que l’accouchement est imminent (dans les 7 jours qui suivront).
  • L’embarcation: le travail débute réellement, les contractions commencent toutes les 15 minutes puis 10 puis 7 puis 5 jusqu’à 1 minute d’intervalle. Elles évoluent dans leur intensité. La femme enceinte commence à se mettre dans sa bulle, accompagnée du papa: le but est de sécréter son ocytocine. Le couple commence à rassembler ses affaires de maternité, et reste patient. La maman ne doit pas hésiter à continuer à s’hydrater, manger un encas sucré, prendre une douche chaude, rester mobile, s’étirer et bien respirer. Le papa peut mettre une musique douce et tamiser la lumière. Cette phase ne doit pas faire paniquer le couple, elle dure en général plusieurs heures (surtout si premier enfant).
  • Parcours 1: première phase de dilatation: la maman doit lâcher prise totalement et ne pas être susceptible à son environnement. Ça tire fort dans le bas ventre, elle est dans sa bulle et gère chaque vague l’une après l’autre, dans l’accueil. Gestion de la douleur: utiliser les étirements, la mobilité du bassin, et les sons graves avec respiration ample. Bien relâcher la mâchoire et la bouche. Le papa pourra masser, encourager, réconforter, aider aux étirements, utiliser une bouillotte dans le bas du dos pour soulager maman. Le couple part à la maternité lorsqu’il ne se sent plus assez en sécurité à la maison, ou que la poche se rompt, ou perte de sang ou perte du bouchon muqueux…
  • Parcours 2: dilatation complète et début de l’engagement du bébé dans le bassin. Un peu de sang coule. C’est la phase de désespérance, les douleurs peuvent être intenses. Mais elle signe aussi la fin proche du marathon. La péridurale peut être posée à ce stade si besoin (ou au stade 1 si c’était le projet). Du gaz hilarant peut être proposé pour passer une période plus critique ou lors de la pause de la péridurale.
  • Phase yo-yo: la tête du bébé monte et descends doucement pour s’accommoder et dilater le périnée, cela peut prendre 10 minutes à 2h30. Il ne faut surtout pas pousser (risque de déchirure et de descente d’organes), et laisser faire avec calme. C’est seulement lorsque l’appui sera continu sur l’anus que la maman va ressentir le besoin irrépressible de pousser.
  • Phase de quiétude: certaines peuvent connaitre une période d’endormissement après la phase de désespérance, qui est provoquée par le bolus d’endorphines sécrété pour aider la maman a reprendre des forces avant la phase d’expulsion finale.
  • L’expulsion: le sacrum bombe car repoussé par la tête du bébé: la maman pousse naturellement accompagnée par ses contractions, en adoptant la position du chasse neige afin d’ouvrir le détroit inférieur du bassin. Il faut passer le cercle de feu: c’est le moment où la tête du bébé passe la vulve, ça peut brûler. L’hormone relaxine va aider à la dilatation de cette zone. Encore une fois, ne pas forcer mais attendre l’envie de pousser.
  • L’accueil de bébé (cf article à venir)
  • La délivrance: expulsion du placenta. La maman doit se concentrer et émettre le souhait de fermer ses vaisseaux, et de contracter son utérus. C’est l’ocytocine qui va permettre cette deuxième expulsion.

Comment éviter les instruments d’extraction?

  • Rester mobile durant le travail pour faciliter la descente du bébé et la mobilité du bassin. Se faire canal et s’ouvrir.
  • Ne pas accoucher sur le dos: bloque la mobilité du sacrum, bloque la respiration et favorise l’horizontalité au lieu d’utiliser la gravité. Si vraiment pas le choix: demander un disque/une galette en silicone à positionner sous le sacrum. Vidéo ici sur les positions admises en cas de péridurale.
  • Pousser que lorsqu’on sent le bébé appuyer sur l’anus et que le besoin s’en fait sentir.

Comment accélérer un travail qui serait trop long (et éviter la perfusion d’ocytocine de synthèse)?

  • Verbaliser ses peurs pour faire lâcher les résistances.
  • Exprimer ses souhaits à son corps à haute voix.
  • Recevoir des mots tendres de son conjoint et des bisous.
  • Se détendre: rire, blaguer, penser à des anecdotes drôles, se réjouir de ce moment, dédramatiser.
  • Faire le cheval en faisant vibrer ses lèvres.
  • Stimuler les mamelons.
  • Et même défier son mari à un bras de fer! (source de ces propositions: le livre Une naissance naturelle d’Ina May Gaskin).

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